Première série originale signée Pixar, Win or Lose se prend comme une sorte de spin-off spirituel d’Inside Out, faisant des tumultes internes des personnages son fer de lance pour proposer, derrière une histoire tout à fait banale centrée autour de l’équipe baseball d’une petite ville américaine standard, une véritable accroche émotionnelle à chacun des protagonistes du récit.
On passe ainsi la même semaine en boucle sur chaque épisode en pénétrant à chaque fois dans la psyché des différents acteurs de cette équipe : de la gamine ankylosée par une angoisse de tous les instants en passant par un prof qui n’interagit avec les autres que via la défensive, ou via une mère de famille dont l’optimisme forcé de tous les instants n’est que façade…
Win or Lose, via ses huit points de vue, ne pourra que parler au spectateur, ne serait-ce qu’une fois, tant il dresse un portrait profondément humain et diablement bien imagé de ce qui nous traverse les uns les autres. La série use par ailleurs de son concept pour venir insuffler du fantastique dans un contexte on ne peut plus banal.
Touchant, drôle et rythmé, Win or Lose est une petite pépite feel-good sur la complexité des relations humaines qui gagnerait à être plus connue.