Glee, ou la série qui permis au "L" de Looser de trouver ses lettres de noblesse.
La série-phénomène-comédie-musicale s'aborde en deux phase.

D'abord, la première partie : 13 épisodes qui ont fait "pshht" dans les audiences, mais qui ont ébloui (le mot est trop fort) les critiques. Mais il faut les comprendre : après les Lost, 24, Heroes,... et toutes ces séries plus que sérieuses des saisons précédentes, cela faisait un certains temps qu'une série fraîche et "te prends pas la tête" n'était apparue sur les Networks US.

Parce que Glee, c'est un scénario un peu bidon, dont personne ne se soucie vraiment, servant d'excuse à des numéros musicaux pour la plupart géniaux, limite orgasmiques : qui n'a jamais rêvé de soudainement se mettre à chanter, tandis que la foule en délire se lançait dans une chorégraphie rythmée à la seconde et parfaitement synchronisée, comme ça, sur un coup de tête?!

Il y a ensuite la deuxième partie (après la première partie, la surprise est totale) : la série est devenue un phénomène, ses acteurs sont devenus des stars, les albums se vendent par millions, une tournée se prépare, des livres, des jeux-vidéo... 13 épisodes pour conclure la saison 1. Moins percutants que ceux de la première partie pour la plupart, malgré quelques moments mémorables (l'épisode consacré à Madonna notamment), et un Bohemian Rhapsody mettant en scène un accouchement... Juste sublime!
Seul problème persistant : le scénario, toujours porté disparu la plupart du temps.

En une saison, Glee est devenu un phénomène donc, à la fois musical et télévisuel. Mais la série renferme son lot de personnages plus cinglés les uns que les autres, et c'est aussi ça qui est bon.
La Star en devenir, le benêt ridiculement charmant, l'homo fashion et son amie black ("Je suis gay, elle est black, nous sommes la culture"), la blonde enceinte, le prof trop sûr de lui, la conseillère pleine de tocs... Des stéréotypes? Oui, dans l'ensemble. Mais chaque personnage apporte son lot de surprises, et tous sont attachants à leur manière.

Mais si un seul personnage doit vous convaincre de regarder Glee, come and meet Sue Sylvester! La coach des cheerleader est une femme tyrannique, qui trouve toujours les mots pour lancer des répliques cinglantes qui vous feront recracher quoi que ce soit que vous ayez en bouche. Elle veut absolument détruire le Glee Club (le club de chant à la base de la série), pour récupérer l'argent que l'école y a investi. De stratagèmes ridicules en stratagèmes ridicules, on se prend au jeu et on rit beaucoup.

Glee, c'est tout simplement une "série bonne humeur". On la visionne avec le sourire, et on la quitte avec une impression de flottement, de bien-être un peu bizarre, mais bienvenu. On ne s'en relève pas la nuit, on n'élabore pas de théorie incroyable, mais on l'aime bien quoi qu'il en soit. Et puis, les reprises sont toutes de très bonne facture, et on se surprend à aimer des titres jusqu'alors détestés, ou à redécouvrir des paroles de chansons que l'on croyait connue...
Joms
7
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le 22 juin 2010

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Glee

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7

Assche

le 22 juin 2010

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Critique de Glee par Assche

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