Je n’ai pas vu le drama ni lu le manga, mais je pense qu’Hana kimi est précurseur des shojos de la nouvelle génération, même si l'histoire a mal vieilli, n’étant plus en phase avec la société actuelle.
L’anime, bien qu’un peu lisse, se concentre sur la romance.
En effet, Mizuki a choisi de se travestir en garçon après avoir vu Sano participer à une compétition de saut à la perche. Elle tombe amoureuse de lui sans réellement le connaître. Elle est attachante, mais n’a pas d’ambition. Ce personnage n'est représenté que pour son amour pour Sano, et c’est un peu dommage, car Mizuki se révèle une bonne coureuse, en plus d’être empathique et aussi impulsive. Quelquefois, ses réactions trahissent le fait qu’elle soit une fille, et c’est presque incohérent que peu de personnes ont découvert la vérité.
Parallément, Sano est un bon personnage. Il s’inquiète souvent pour Mizuki après avoir compris qu’elle était une fille. Il dissimule aussi des blessures mentales. La présence de la jeune fille le pousse à changer, il est moins taciturne, se montre plus sociable.
En revanche, l’anime n'assume pas le côté loufoque du groupe de garçons. Certains garçons sont bien mis en avant, tandis que d’autres sont effacés. On compte parmi eux : Nanba, Nakatsu et le médecin. Le théme du sport, notamment l’athléthisme, n’est pas assez mis en avant, tandis que le côté LGBTQ+, par l’intermédiaire du prof, est bien représenté, surtout pour une histoire qui a été écrite durant le début des années 2000.
Hana kimi, adaptation tant attendue par les fans, appelle à la nostalgie, mais l’anime manque de dynamisme. C’est sympathique sans que ce soit transcendant.