Malgré que cette série a éveillé mon intérêt, je lui reproche le manque de tournages en plein air et le côté trop caricatural des années 50. Ces défauts n'empêchent pas, à mon avis d'aimer la série. Cela reste que mon point de vue !
En regardant à nouveau cette série américaine "culte", j'ai ressenti un chouïa de jalousie, les personnages avaient tous foi en l'avenir, j'aurais bien voulu être à leur place ; il se passe tellement de belles choses dans le monde d'aujourd'hui !
Je souhaite retenir de cette série l'ouverture à l'autre même différent soit-il.
La confidence de Fonzie sur le canapé :
Fonzie : « Vous savez, Madame Cunningham vous êtes la seule personne qui peut me dire je suis un idiot sans que je ne me sente idiot. »
Marion : « C'est parce que je le dis avec amour, Arthur. »
Une chaleur humaine qui a transformé le personnage de Fonzie passant du loubard solitaire à un membre respectable de la famille conservatrice américaine Cunningham.
Marion Cunningham remettant Fonzie à sa place :
Marion étant la seule à pouvoir briser son image de « dur » en lui parlant comme à un fils :
Marion : « Arthur, retirez vos pieds de la table basse, s'il vous plaît. »
Fonzie (s'exécutant immédiatement sans discuter) : « Oui, Madame Cunningham. »
À l'époque de Happy Days, Henry Winkler, souffrait énormément de sa dyslexie, qui n'était pas encore diagnostiquée. Il avait d'énormes difficultés à lire ses scripts et à retenir ses répliques, ce qui lui valait des moqueries ou de l'impatience de la part de certains membres de la production. Ils pensaient parfois qu'il faisait preuve de mauvaise volonté ou qu'il n'était « pas très malin ».
Marion Ross alias Madame Marion Cunningham est intervenue plutôt que de le juger, elle a tout de suite perçu sa vulnérabilité et son talent.
Cette relation entre les deux acteurs a d'ailleurs influencé l'écriture de la série. Le respect immense que Fonzie portait à Madame Cunningham était le reflet direct du respect et de l'affection qu' Henry Winkler portait à Marion Ross dans la vraie vie. C'est pour cela que leurs scènes ensemble sonnent si juste, même encore aujourd'hui. C'est une belle preuve que la bienveillance sur un lieu de travail peut changer le destin d'une personne.
Marion Ross lui a apporté un soutien inconditionnel et devenue une maman du « plateau » et tous les deux ont tissé un lien pour la vie.
Henry Winkler a déclaré plus tard : « Elle était ma mère de cœur. Elle m'a donné l'amour et la confiance que je n'avais pas forcément reçus ailleurs à ce moment-là. »
Si vous aimez les récits basés sur les années 50, je vous conseille de plonger la tête première dans cette série américaine sans prétention, comique mais touchante (respect mutuel - ouverture à autrui).