Après une première saison qui fut une jolie découverte, Hearstopper revient pour une seconde saison. Grave erreur, car elle n’a plus rien à raconter.
La première saison narrait l’histoire d’une rencontre amoureuse entre deux garçons, l’un gay et l’autre qui découvre qu’il l’est.
Dans sa seconde saison, le jeune couple est toujours ensemble, tout baigne et l’ennui n’est pas loin.
Pour maintenir l’intérêt, la série va s’intéresser à d’autres amourettes, développer l’idée que Charlie est toujours traumatisé par l’homophobie qu’il a endurée.
Et puis surtout, un voyage scolaire à Paris sera le point d’orgue de la saison.
Dans Skins et dans Sex Education, les voyages en groupe ont été de grands moments jubilatoires. Dans Hearstopper, c’est sans intérêt.
Bref, la saison se déroule laborieusement.
Cette seconde saison aurait pu être intéressante si les scénaristes avaient fait preuve d’un minimum d’audace, en créant un triangle amoureux, par exemple.
Malheureusement, il ne fallait surtout pas perturber le jeune couple. Au risque de rendre le recit mièvre. Charlie et Nick s’aiment toujours aussi intensément. Mais ne font pas grand chose si ce n’est de s’échanger des bisous, de se déclarer une fois de plus leur amour.
Sur une saison complète, c’est juste chiant.
C’est le problème classique des séries qui exploitent une seconde saison alors que la première saison se suffit à elle-même. Dans le cas de Hearstopper, il y avait une certaine fraîcheur et une mise en scène innovante (les petits dessins qui apparaissent à l’écran pour traduire les sentiments des protagonistes), mais reproduite à l’identique sur la seconde saison, ces gimmicks finissent par devenir agaçants.
Une saison 3 nous est promise. Je m’attends à ce que le fil rouge de cette saison soit leur première relation sexuelle, ou plutôt, une dramatisation de leur première relation sexuelle et ce, étalée sur 8 épisodes.