Du gang au lycée : même combat contre les clichés
High School Return of a Gangster repose sur une idée de départ plutôt séduisante : un gangster quadragénaire se retrouve dans le corps d'un lycéen victime de harcèlement scolaire. Ce décalage génère quelques situations comiques réussies, notamment lorsque les réflexes d'un homme habitué à la violence du monde des gangs se confrontent aux codes du lycée. Ces moments constituent sans doute l'intérêt principal des premiers épisodes.
Malheureusement, la série s'enferme rapidement dans une écriture très simpliste. Les personnages sont construits à grands traits, souvent caricaturaux, et les situations s'avèrent extrêmement prévisibles. Tout semble opposer les "gentils" aux "méchants" dans une vision très manichéenne du récit. La série cherche constamment à délivrer une morale, mais avec une telle absence de nuances que l'ensemble finit par ressembler à une leçon de conduite plus qu'à une véritable histoire.
Le jeu des acteurs n'aide pas à donner de l'épaisseur aux personnages. Les attitudes, expressions et réactions paraissent souvent forcées, comme si chacun devait surjouer son rôle pour rendre son caractère immédiatement identifiable. Cette exagération permanente nuit autant à l'émotion qu'à la crédibilité.
Au final, derrière son concept original, High School Return of a Gangster donne l'impression d'une fiction scolaire très basique, où les méchants deviennent gentils grâce à l'intervention d'un ancien gangster devenu modèle de vertu. Une série qui accumule clichés, caricatures et facilités scénaristiques, au point que l'on devine souvent la suite avant même qu'elle ne se produise. Les quelques scènes humoristiques parviennent à divertir ponctuellement, mais elles ne suffisent pas à masquer la pauvreté d'une écriture qui peine à dépasser la médiocrité.