Critique modifiée après visionnage intégral de la saison 5.
Ça reste une de mes séries préférées.
Saison 1 et 2 excellentes, des clins d’œil au spectateur, des magouilles politiques claires mais complexes et faciles à suivre.
Petit à petit, ça stagne, ça devient embrouillé, et des rappels au spectateur de qui a fait quoi 1 ou 2 saisons en arrière ne seraient pas du luxe. Frank Underwood devient l'ombre de lui-même, Claire devient un adversaire, bof. Non pas que le rôle de femme de l'ombre lui allait ; simplement le héros, en face, perd décidément de sa superbe.
Saison 5 : le premier épisode, le plus ennuyeux de la série. Cela m'a coupé l'envie de poursuivre. Je n'ai regardé la suite que deux bonnes semaines plus tard.
Bien m'en a pris. Autant je m'était ennuyée à mourir en regardant la saison 4, autant là, ça y est, ça repart, c'est meilleur que la 3 et la 4 (enfin).
On retrouve la réalisation léchée, esthétique, où le moindre détail a une signification symbolique, la moindre parole a son importance et peut être réutilisée deux saisons plus loin. Le jeu avec la caméra gagne en profondeur, Frank nous parle souvent, mais ce n'est pas le seul à jouer avec le spectateur. Deux nouveaux protagonistes entrent en scène, tant mieux parce qu'ils sont un reflet des Underwood et on se demande qui manipule qui.
Dernier mot sur Claire : quelle déception. Elle gagne en importance dans la série, mais le personnage qui jusqu'ici était d'une intelligence fine et redoutable devient, par moments, d'une grande niaiserie.