Hyouge Mono
7.7
Hyouge Mono

Anime (mangas) NHK (2011)

C’est une série assez difficile d’accès. Il faut bien connaître le contexte historique avec ses nombreux acteurs ainsi que l’importance de la cérémonie du thé. On démarre en pleine guerre civile sans vraie introduction, et là on a un peu l’impression que la série ne s’adresse qu’à des japonais.

Ici, pas de scènes de batailles épiques, les combats sont à peine évoqués. D’ailleurs il n’y a visiblement pas le budget pour. On se focalise sur les relations entre les personnages, les intrigues de cour et surtout l’artisanat des services à thé.

Mais contrairement aux apparences, ce n’est pas une série aussi sérieuse qu’elle le laisse entendre :

  • D’abord, le protagoniste va très fréquemment nous gratifier de ses expressions faciales grotesques en s’extasiant à l’extrême chaque fois qu’il découvrira une rare pièce d’orfèvrerie. Exclamations qui ne sont pas sans rappeler le vieux pervers des shonens qui éjacule du sang par les narines au moindre stimulus libidineux.
  • Ce n’est pas une série qui respecte la véracité des faits historiques. Pas seulement sur des petits détails ou sur l’importance du protagoniste semi-fictif, mais également concernant des évènements majeurs à la limite de la parodie.
  • C’est une série très pompeuse alors que ce n’est même pas un bon documentaire. Malgré la thématique, après avoir visionné la série vous ne connaitrez pas pour autant la différence entre les esthétiques zen, confucéenne ou occidentale.

Également, on retrouve un défaut inhérent à de trop nombreuses adaptions animées de manga : ce n’est qu’une adaptation partielle. Le manga était loin d’être terminé après la diffusion de cette unique saison. Si le point de départ était arbitraire, vous n’aurez pas non plus la résolution du conflit.

Pour conclure,

L’auteur manque singulièrement de recul et la série est sans doute un peu trop nombriliste.

Il est difficile de s’attacher aux personnages qui sont pourtant le focus. Les apparats prennent le pas sur la psychologie et sur le réalisme.

Des anecdotes protocolaires et des caprices d’aristocrate étalés en long et en large ne suffisent pas à produire une histoire. Pour une série de ce genre, 39 épisodes c’est sans doute troolong.

Mais ce qu’on peut surtout lui reprocher, c’est l’inadéquation entre ses prétentions matures et sa trivialité shonenesque qui lui laisseront comme un arrière-goût d’escroquerie.

Supermoth
5
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le 3 déc. 2022

Critique lue 44 fois

Supermoth

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