Une petite série injustement sous-estimée

D'abord elle est très bien jouée, hormis la FL. Lee Jun Young (Jun) offre une large palette de sentiments et d'émotions, évoluant entre le beau ténébreux, le workaholic et l'ado sentimental. Côté comique, les deux juniors de Shax, Park Yu Ri et Jong Ho, forment un duo irrésistible : "c'est un problème de maths ?", "on a trouvé A", "assez de A et B, parle de C et D" ... J'ai vraiment rigolé à chacune de leurs apparitions. L'un des couples secondaires est sympa, à la limite plus crédible que le couple principal (Jung Ji So n'est vraiment pas à la hauteur de son rôle), et le personnage de La Ri Ma capte bien l'attention. En prime, quelques numéros musicaux réussis, notamment les chansons rétro et disco de l'épisode 10 et les shows de Shax.


A cela on peut ajouter l'homogénéité de l'interprétation, certainement due au fait que la plupart des comédiens sont eux-mêmes des "idols", parfois du même groupe, et qu'ils jouent des situations qu'ils ont vécues ou observées. Car, certes, le scenario tiendrait sur un ticket de métro mais c'est parce que la description des dessous de la K-Pop et de ses agences est le véritable sujet. Des critiques ont regretté la tiédeur du propos, mais les séries ne peuvent pas tout dire sous peine de scier la branche sur laquelle elles sont assises : ce sont les agences qui fournissent le contingent nécessaire et renouvelé d'idoles pour attirer plus de public. Cependant, c'est suffisamment bien suggéré pour qu'on devine le reste. Les épisodes 1 et 2 plantent le décor mais par la suite de discrets détails enfoncent le clou :

- les stagiaires vendus d'une agence à l'autre,

- les appartements pourris ("rats et cafards"),

- les pratiques alimentaires dangereuses ("perdre 2 kg en 2 heures"),

- les incitations à la prostitution ("assister à un dîner"),

- l'omniprésence du groupe et l'interdiction de vie privée (les "dorm"),

- l'endettement qui perdure,

- les séances de répétition harassantes,

et en plus, pour ceux qui ont "réussi " :

- les téléréalités stupides ("seul dans la nature") et autres outils promotionnels,

- les sasaengs (fans obsessionnelles) indiscrètes

- les contrats léonins sur 6 ou 7 ans,


Alors, en dépit des défauts, je mets un 10 tout simplement parce que ces personnages sont émouvants et me resteront longtemps en mémoire.


Rielito
10
Écrit par

Créée

le 29 août 2026

Critique lue 7 fois

Imitation

Imitation

7

AliceJeanne

le 7 sept. 2025

Suivre

Derrière le décor

Je suis fan d’Ateez et de Yunho en particulier. C’est lui qui m’a amenée à cette découverte.Imitation, c’est un drôle de paradoxe : un drama qui parle des paillettes de la K-pop mais qui brille à...

Imitation

Imitation

8

Pookyparis

le 8 mai 2022

Suivre

Un joli tour d'horizon sur le monde de la KPOP

J'apprécie l'honnêteté de ce drama sur le monde de la Kpop et je le recommande vivement aux fans des BTS, Blackpinck et compagnie... parce qu'il y a les groupes qui marchent et ceux qui galèrent et...

Imitation

Imitation

10

Rielito

le 29 août 2026

Suivre

Une petite série injustement sous-estimée

D'abord elle est très bien jouée, hormis la FL. Lee Jun Young (Jun) offre une large palette de sentiments et d'émotions, évoluant entre le beau ténébreux, le workaholic et l'ado sentimental. Côté...

Silenced

Silenced

10

Rielito

le 4 juin 2024

Suivre

Quand un film change la loi !

Les artistes peuvent faire évoluer la société. Nous avons la loi Coluche, la Corée a la loi "Dogani" (le titre coréen de Silenced). On peut trouver ce film exagéré mais il décrit des faits bien...

Imitation

Imitation

10

Rielito

le 29 août 2026

Suivre

Une petite série injustement sous-estimée

D'abord elle est très bien jouée, hormis la FL. Lee Jun Young (Jun) offre une large palette de sentiments et d'émotions, évoluant entre le beau ténébreux, le workaholic et l'ado sentimental. Côté...