Tout à déjà été dit dans d'autres critiques sauf que Barnaby, c'est avant tout une forme de plaisir coupable, une forme de régression qui n'a rien a envier à un fan de foot devant une coupe du monde. Même si le "premier Barnaby" plus "old school" que le nouveau cousin plus politiquement correct reste le meilleur des deux, même si cette Angleterre fantasmée des premières saisons correspond plus à la carte postale que l'on attend de Barnaby que les dernières saisons, même si certains épisodes sont franchement plus mauvais que d'autres plus créatifs, Barnaby, c'est comme ce dessert qu'on ne devrait pas manger, comme ce short débile sur Youtube sur lequel on craque, c'est juste un moment où l'on accepte de se laisser prendre par la main dans un délicieux mélange de perversité et d'humour British au rabais. Mais Barnaby, c'est avant tout des décors, des cottages, des paysages, des jardins anglais, des méchants dont on a souvent pitié, et, par dessus tout, une pause un brin perverse dans un malstrom de productions TV de plus en plus trash ou vides de sens... Et puis, sincèrement, il y a quelquefois des personnages magnifiques comme ce brave "Rusard" alcoolique SDF en bottes de caoutchouc, ce Peter Capaldy en cocu trouillard, cet Orlando Bloom en ado campagnard qui n'a encore rien d'un elfe et des dizaines d'autres acteurs qui cachetonnent à merveille pour l'unique plaisir des spectateurs. Oui, Barnaby n'est pas un chef-d'œuvre, mais c'est aussi pour ça qu'on peut l'aimer : par ce que cette série tient ses promesses à ses fans depuis plus de 20 ans, et ça, par rapport à beaucoup d'autres séries, ça mérite le respect !