Ironheart
Initialement, je n’avais pas prévu de décortiquer cette énième série Marvel. Malheureusement et manifestement, c’est devenue la mode de matraquer les nouveaux produits du MCU du moins dès qu’ils tentent quelque chose d’un tantinet différent. Dans le cas présent, cette haine est clairement mal dirigée. Si une œuvre qui se veut inclusive, féministe et un poil original te dérange et bien ça n’a rien avoir avec la qualité inhérent à celle-ci. Une œuvre devrait toujours être jugé que par le prisme artistique et non autrement. Certes, ‘’Ironheart’’ n’est pas exemple de défauts et on va y revenir incessamment. Or, elle possède aussi de nombreuses qualités qui en fait un bon ajout à la fresque gigantesque que représente le MCU.
Suite aux événements de ‘’Black Panther : Longue vie au Wakanda’’, Riri Williams alias ‘’IronHeart’’ retourne dans sa Chicago natale pour tenter de concrétiser son rêve de fabriquer sa propre armure. Surplace tandis qu’elle tente de réaliser son rêve, elle se retrouve confronter à un groupe de voleurs mener par ‘’The Hood’’.
Disons-le d’entrée, pour une série qui a subit un enfer de post-production étalé sur trois ans, le résultat est plus qu’acceptable. ‘’Ironheart’’ est un sympathique amalgame entre du ‘’Black Panther’’, ‘’Iron Man’’ et ‘’Docteur Strange’’.
Attention toutefois, Riri n’est pas la nouvelle Tony Stark. Son parcours et ces thématiques, la rapproche plus d’un Peter Parker. Elle est une héroïne urbaine et foncièrement terre-à-terre. Comme tout héros du genre, Williams vit avec les stigmates d’un traumatisme douloureux. La petite nuance dans son cas, c’est qu’elle n’arrive pas à dépasser le stade du deuil. D’oùcet acharnement compulsif dans son désir de devenir ‘’Ironheart’’.
Au-delà du personnage, la série de manière intelligente, développe trois angles d’approches que peu revêtir un antagoniste digne de ce nom. D’abord, il y a Ezekiel Stane hérité des démons de son père (Anecdote, ce personnage devait initialement apparaît dans Iron Man 2). Il est en bout de ligne, ni vraiment bon ni vraiment mauvais. Stane fait partie néanmoins des quelques soucis de la série. Son développement aurait mérité un peu de peaufinage. Parker Robbins alias ‘’The Hood’’ représente l’exemple typique d’un vilain pris dans une spirale de mal qu’il ne peut désormais pu s’extirper. En tant qu’antagoniste principal de la série, il est tient vraiment bien la route. Par contre, montrer un poil plus ces super pouvoirs aurait été indéniablement bénéfique.
Le troisième et dernier antagoniste (dont je vais taire le nom volontairement) est celui qui représente la noirceur et le mal absolu dont aucune forme de rédemption est possible. Laissez-moi vous dire que Sacha Baron Cohen incarne à merveille ce personnage. J’espère, pour le bien du MCU, qu’on va revoir très prochainement ce super-vilain. Son potentiel est à peine dévoilé ici.
En somme, cette œuvre télévisuelle et nouvelle pierre dans l’édifice immense que représente le MCU, s’en sort bien. Ces quelques imperfections résulte surtout d’un manque de substance dans le récit global. Riri Williams est une héroïne rafraîchissante et sa confrontation avec ‘’The Hood’’ sans être incroyable est bien mené. Comme Spider-Man, elle subit aussi les répercussions des événements des films ‘’Iron Man’’, mais ça ne ce limite pas à du manichéisme primaire comme pour le ‘’Vautour’’ ou ‘’Mystério’’. Finalement, l’aspect du mysticisme est incorporé dans l’ensemble de manière organique. Ce qui donne de l’épaisseur et plus de mystère à l’antagoniste principal.
Soyons réaliste, cette série n’aura pas le succès qu’elle mérite. L’univers de ‘’Iron Heart’’ mérite d’être prolonger, mais dans l’état actuel du MCU, c’est peu probable. Marvel a fait trop de propositions qui ont déplût et désormais une foule en colère les attends à chaque tournant. J’ose espérer que cet échaudage puisse s’estomper un jour. D’ici là, je vous encourage à garder l’esprit ouvert et à découvrir cette série.
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