L'adaptation de cette nouvelle star du Shonen Jump par le studio MAPPA aurait pu amener deux résultats différents : D'un côté, face à la montagne de travail du studio sur l'année 2020, on aurait eu une adaptation foirée avec des conditions de production désastreuse.
Mais pour nous, joyeux lurons, nous avons eu droit au deuxième cas : Le miracle de Noël, l'enfant prodige, une adaptation plus que réussie qui dépasse même la qualité de son matériau d'origine à de nombreuses reprises ! Et oui, le verdict est celui ci : La qualité de l'animation de Jujutsu Kaisen défie toutes productions de l'hiver 2021 dans son rapport quantité qualité, et pourtant elle a joué des coudes avec de grands mastodontes comme Jobless Réincarnation ou même Wonder Egg Priority...
L'histoire vous rappelle Blue Exorcist ? Je vous rassure, on en est à des lieux. Graphiquement moins convenu que ce qu'on peut s'attendre à avoir avec le genre nekketsu, tant dans la forme que dans le fond. Plus sombre et violent, fleurant presque une saveur de Chainsaw Man dans sa volonté de s'éloigner de ce genre si codifié et redondant. Le héros mange un jour un doigt et héberge désormais une entité démoniaque dangereuse et surpuissante. La sentence tombe, la finalité sera sa mort quoiqu'il fasse, le constat est posé d'office. Pour autant, récupérer les 20 doigts de cette entité pour la sceller est loin d'être de tout repos, et moults dangers se profilent à l'horizon...
Accompagnée par sa B.O electro hip hop démentielle (et sûrement l'un des opening les plus dingue jamais conçu) et sa qualité d'animation défiant toute concurrence, Jujutsu Kaisen s'offre une série d'affrontements déjà inscrits au panthéon tant par leur fluidité que par le dynamisme, l'impact et le rythme infernal qui en ressort ! En plus de ça, le casting de personnages s'offre quelques têtes rafraîchissantes et dont les motivations vont parfois sur des terrains assez intéressants (Je pense ici au personnage de Maki qui décide de renverser la donne dans son clan ultra machiste et de s'affirmer en tant que femme forte), même si l'introduction de leurs passé est toujours amené brusquement via des flash-back.
Le protagoniste principal dégage aussi un sentiment de profonde sympathie, alors qu'il ressemble pourtant (trop ?) à Natsu de Fairy Tail dans son aspect good Guy voulant être amis avec tout le monde (Sauf le besto friendo Todo, va comprendre la logique), mais la différence légère étant que je voudrais idolâtrer à l'un et foutre des claques à l'autre.
C'est donc un presque sans fautes pour moi avec cette première saison extrêmement réussi de Jujutsu Kaisen, et je ne peux que fulminer face à la longue attente pour la seconde...