Kill Blue est un anime drôle qui arrive à faire des clins d'œil à l'œuvre précédente de l’auteur, Kuroko no Basket, grâce à un personnage ressemblant à Kuroko, mais dont la personnalité est son antipode.
J’ai aimé l’idée de l’histoire originale : un assassin de 40 ans qui rajeunit en collégien après s’être fait piquer par une bestiole. Ce dernier, dans le corps d’un adolescent, doit retourner à l’école. J’ai rigolé quand il a repris goût aux études ou quand il a eu le réflexe de se comporter comme un adulte ou de parler avec des expressions désuètes, ce qui tranche avec son apparence. Il a mentalement 40 ans, mais physiquement 14 ans, ce qui crée des situations embarrassantes, notamment avec les filles. Ce décalage en est amusant, d’autant plus qu’il se retrouve mêlé à des complots invraisemblables et à des assassins aussi étranges les uns que les autres.
L’anime est rythmé par les tentatives loufoques d’assassins parfois très jeunes qui souhaitent se fiancer avec une collégienne, fille d’un mafieux. Noren a un caractère bien trempé et est presque blasée de cet intérêt pour elle, qu’il s’agisse des garçons qui lui déclarent leur flamme ou de ceux qui l’approchent pour avoir le père. Sa vie est tumultueuse, et Ogami, notre quadragénaire dans la peau d’un jeune, se retrouve mêlé à ses frasques et à ce défilé d’abrutis pas doués. C’est rigolo et parfois entraînant.
Les situations sont totalement loufoques et assumées, si bien que c’en est drôle. Parallèlement, et en arrière-plan, l’intrigue présente Ogami, qui protège Noren le temps que quelqu’un trouve un remède à son mal. De ce fait, il passe une grosse partie de son quotidien au collège et subit les problèmes propres aux jeunes, encore plus si ces gamins ont d’étranges pouvoirs.
J’ai trouvé l’ambiance chaleureuse, amusante et parfois sérieuse. De plus, Ogami n’a jamais provoqué de situations malsaines : sa mentalité d’adulte l’en empêche.
Kill Blue est un shonen qui m’a un brin surprise par son concept, ses personnages et son intrigue ubuesque.