L’école danoise des séries policières inverse les rôles habituels des victimes car, cette fois, il s’agit d’une journaliste suédoise. Cette dernière disparaît alors qu’elle effectuait un reportage avec une ancienne connaissance dans un sous-marin. Ce Roméo affirme qu’elle a reçu un panneau d’écoutille sur le crâne...bobo la tête. Accident involontaire, suicide, ou meurtre ?. Au fur et à mesure que les indices remontent à la surface de la baie, Jens Muller (Soren Malling) qui a horreur d’attendre, va être largement servi en explorant cette affaire ténébreuse. Cet opiniâtre enquêteur, avance à la vitesse d’un escargot tout en mobilisant une armada de plongeurs et d’experts maritimes en courants et vents maritimes. Au Danemark, un accusé, même déviant, peut changer de versions des faits autant de fois que celui-ci le désire. La charge méthodique des preuves revenant à la police. En France, le faisceau d’indices mène à la présomption jusqu’à l’inculpation pour un acte prémédité et au procès ( Exemple : affaire Jubillar). Il fait froid dans l’extrême Nord. Le réalisateur s’attarde longuement sur les réactions des collaborateurs en mode petite vitesse car le processus du simple crime tourne, au fil des épisodes, à la découverte d’une horrible boucherie descriptive des preuves irréfutables. Un petit coup d’accélérateur aurait assurément perturbé notre digestion. « J’aurais préféré que vous m’ayez jamais rencontré ! » conclut Jens Muller aux parents de la victime.