Un suspense insoutenable du début à la fin, avec des scènes vraiment mémorables — notamment celle qui se déroule dans une cave à Stockholm. J’ai adoré cette série. Pour quelqu’un comme moi qui ne connaissait rien au MMA, c’est une excellente initiation à cet univers. Les combats sont filmés avec une grande maîtrise : ils sont à la fois réalistes, esthétiques et puissants.
Les acteurs sonnent juste, ils sont vrais, authentiques. La musique accompagne parfaitement l’action, en apportant intensité et émotion. Les dialogues, courts et percutants, évitent toute lourdeur : on ne s’ennuie jamais.
J’ai aussi beaucoup apprécié la plongée dans différents clubs et salles d'entraînement — que ce soit celui de Boss ou ceux au Mexique. On comprend alors à quel point ce sport est structuré, pratiqué à grande échelle, et ancré dans le quotidien de nombreux jeunes. La série a même un aspect quasi documentaire que j’ai trouvé passionnant.
Certaines scènes d’entraînement, portées par du rap en fond sonore, ont une dimension à la fois spirituelle, réaliste et ancrée dans le monde d’aujourd’hui — celui où des jeunes issus des cités doivent se battre pour exister, pour être reconnus.
Le MMA y est traité avec sérieux : par exemple, les conseils techniques de Georges St-Pierre — comme « ne jamais tourner le dos à la cage » ou « toujours rester en mouvement » — enrichissent le récit et confirment le souci de réalisme.
La tension est permanente, presque physique. Et des moments comme celui où Taylor envoie Ibrahim au tapis sont tout simplement légendaires. C’est du grand cinéma. Le public exulte, et moi aussi. J’ai littéralement dévoré cette série comme on engloutit un Big Mac après dix heures de jeûne !
Le combat final est épique : Taylor est sacré champion du monde dans sa catégorie. Mais au-delà du sport, c’est aussi une métaphore du combat des jeunes des quartiers populaires, exclus dès le départ, et qui doivent tout arracher pour s’en sortir. Pour beaucoup, comme pour Taylor, le sport — avec la musique — reste l’un des rares chemins possibles vers la reconnaissance et la réussite.
Et quand Taylor, après sa victoire, dédie ce combat à Boss, qu’il remercie son équipe et lance au public un vibrant « Je vous aime », c’est bouleversant. Inoubliable.
Mais tout n’est pas résolu : Boss est dans le coma… Sortira-t-il de cet état ? Aurons-nous droit à une saison 2 ? On croise les doigts.
Une seule chose m’a vraiment contrarié : le coup de Judas à la fin. J’ai failli arrêter de regarder le dernier épisode tant cela m’a mis en colère.
Bref, La Cage, c’est une claque. Une série intense, humaine, viscérale, signée Franck Gastambide. Vivement la suite.