Critique initialement publiée sur Le Con, Le Culte, Et Les Écrans.
Depuis la décevante Beware the Batman, aucune apparition du chevalier noir n’a eu la primeur d’une série animée. Aucune adaptation de Superman, ni de Wonder woman, ni d’aucun autre en fait.
De fait, j’attendais énormément Justice league action. Porté par un Paul Dini ayant fait les grandes heures du bat dans les années 90 et reprenant la quasi-totalité des doubleurs d’époque (Mark Hamill, Kevin Conroy, Tara Strong, etc..), la série avait pour ambition de remettre Dc sur le devant de la scène d’un point de vue animation pour enfant.
Alors Jamie Justice League Action qu’est ce que ç’est ?
Et bien ç’est simple : une cinquantaine d’épisodes d’une dizaine de minutes essayant de brasser un maximum de personnages de l’univers DC.
Passée la déception de la durée des épisodes, on tombe immédiatement sous le charme d’un design simple mais efficace, anguleux mais précis , sans détail, mais merveilleusement animé.
De plus, la multiplicité des scénarios nous emmène aux quatre coins de la galaxie pour des épisodes tantôt burlesque, tantôt poignants, parfois référencé jusqu’à l’os parfois simple comme bonjour.
On y croise Lobbo, Constantine, Zatana et tant d’autres outsiders érigé ici en héros d’un moment. On y croise aussi un batman prétentieux mais droit, un superman naïf mais altruiste, une Wonder-Woman guerrière mais réfléchie, bref au niveau des personnages ç’est un sans-faute.
On regrette toutefois assez rapidement un manque de continuité dans l’univers qui fait de cette saison 1 un produit d’appel pour de plus ambitieuses aventures. Un appel resté sans réponse puisqu’aucune saison 2 n’est à ce jour annoncée.
Justice League Action ç’est un énorme toast de foie gras que l’on déguste par petites bouchées. C’est délicieux, inconséquent, immédiatement feel-good, mais un peu vain sans un plat principal derrière.