Imaginez Cluedo, À couteaux tirés et Orange is the New Black qui se croiseraient dans un couloir de la Maison Blanche, et qu’un crime soit commis juste à côté de la machine à café. Voilà, vous avez La Résidence. Et franchement ? C’est un délice.
Dès le premier épisode, on comprend qu’on n’est pas là pour compter les moutons : 157 suspects, une réception diplomatique, une enquête, et surtout une détective (Uzo Aduba) aussi excentrique qu'efficace, passionnée d’oiseaux (véridique) et armée de regards à faire rougir un chouette de bibliothèque.
Le scénario ? Un mille-feuille de rebondissements, de dialogues bien sentis et de personnages aussi savoureux qu’une part de tarte au citron servie dans le Bureau Ovale. Tout le monde a quelque chose à cacher, personne n’est tout à fait innocent, et on adore ça. On se perd un peu parfois, mais comme dans tout bon labyrinthe de mystères, on finit par trouver la sortie en se disant : "Ahhh mais oui bien sûr !"
Petit bonheur en plus : les titres d’épisodes sont des clins d’œil aux classiques du genre. Une friandise pour les fans de meurtres et mystères, avec une pincée d’Agatha Christie, une cuillère de satire politique, et une louche d’humour (parfois absurde, toujours efficace).
Mention spéciale au duo Cordelia Cupp / agent du FBI dépassé mais attendrissant (Randall Park), qui pourrait résoudre un meurtre à main nue… ou tout simplement vous convaincre d’avouer un crime que vous n’avez pas commis, rien que par leur dynamique improbable.
Et puis, c’est beau, c’est bien joué, c’est bien écrit, et surtout : ça fait du bien. Parce que La Résidence, ce n’est pas juste une enquête, c’est un buffet de mystères où chaque personnage a droit à sa minute de gloire, même la femme de ménage de l’aile ouest.
En bref : si vous aimez les énigmes, les bons dialogues, les personnages haut en couleurs, et que vous avez toujours rêvé de jouer à Sherlock Holmes entre deux dîners présidentiels, foncez. La Maison Blanche n’a jamais été aussi intrigante.