Critique-éclair !
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Pour rappel, le principe de la critique-éclair est de noter quelques impressions trop longues pour une simple réaction mais trop brèves pour former une véritable critique consistante.
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J'ai découvert par hasard l'existence de cette mini-série, et avec un peu de surprise, étant donné la parution du film à succès de 2024. Mon a priori sceptique sur une production internationale a été balayé dès le premier épisode ! Je m'étais agacé d'un grand nombre de défauts du film avec Pierre Niney (cf. ma critique) ; j'ai été charmé par la sobriété et la finesse de cette série.
Certes, on reconnaîtra quelques travers, quelques choix scénaristiques ou de casting discutables, mais je n'ai rien vu qui détériore en profondeur le rendu final. Au contraire, je sens l’œuvre rétablie autour de son sens véritable.
Je regretterai simplement la façon dont se dénoue la chute de Villefort,
avec l'annonce de sa paternité illégitime en plein procès de son bâtard (refondu pour l'occasion), qui tombe comme un cheveu sur la soupe, alors que pour le coup je suis juridiquement d'accord avec lui, ça n'a rien à voir avec la choucroute !
et on en vient à prendre en pitié à la fin le pauvre homme, alors que c'est tout de même un énorme salopard. Mais cela dit, c'est l'un des personnages les plus marquants de cette série, et il ne me déplaît pas de ravaler ici un homme capable d'actes monstrueux à son humanité irréductible.
Je regrette un peu davantage le caractère parfaitement minable de Fernand Mondego, qui ne me tire pas une larme, mais dont surtout on se demande comment la belle Mercedès a pu se laisser convaincre de l'épouser. Que ce moins-que-rien envieux, bête et veule soit devenu pair de France laisse perplexe. Je préférais le Mondego campé par Jean Rochefort dans la série de Josée Dayan, qui avait plus d'épaisseur, tout de même.
Mais l'impression générale est tellement positive que j'hésite à voir ici la meilleure adaptation que j'aie vu du roman de Dumas. La tension est présente tout du long, on ne s'enfonce jamais dans des mièvreries accessoires, l'esthétique est très propre et agréable, vraiment ce serait mégoter que de surcoter les défauts. L'incarnation de Sam Claflin y est aussi pour beaucoup, avec le charme qu'il dégage.