Je termine le visionnage de la série Le Diplôme, qui ma été chaudement, peut-être trop chaudement d'ailleurs, conseillée par une amie.
Pourtant elle a eu raison.
Curieusement, et malgré de nombreux fils tirés : la violence conjugale, la tentative de meurtre, le lynchage sur les réseaux sociaux, les OQTF, la maladie et son issue fatale, le manque d'amour paternel, l'homosexualité, la reconnaissance sociale par le diplôme, justement. Mais de quel diplôme s'agit-il ? Celui du bac, qui est le premier en question ? Celui d'être parent ? Celui d'être un soutien digne ? Celui de la capacité à partager ? Celui d'autoriser à vivre, et notamment ses rêves ? lequel exactement ?
Et bien malgré tout cela et servi par une jolie distribution : Clémentine Célarié, magnifique, et Charles Berling qui prête son charisme à un rôle difficile et détestable ; Bernard Campan comme toujours impeccable ; Guillaume Labbé et Camille Lellouche sont assez bluffantes comme ils le sont toujours lui et elle aussi, mais aussi Ahmad Kontar que je découvre merveilleux dans un rôle aussi beau que sobre et donc efficace, et Julie Sassoust à ses côtés, tous deux suivent parfaitement l'harmonie des différences notables entre chacun de ces personnages.
On saluera l'espace de respiration qu'offrent Isabelle Gélinas et Marc Riso, que j'affectionne (tous les deux) particulièrement.
Et bien, grand bravo à cette mini-série étonnement sur une chaîne qui diffuse souvent du bas-de-gamme, comme quoi il y a des petites pépites d'émotions, qui montrent, comme le dit Sam, alias Bernard Campan à son oral de philo, l'importance du collectif pour gagner certaines batailles, notamment celles contre la haine qu'elle soit ordinaire ou pas.
enfin cela n'est que mon avis, et je vous souhaite un bon visionnage !