Saison 1 :
« Benioff », « Weiss » et « Woo » nous rappellent dans « le problème a trois corps » à quel point une adaptation peut être bonne lorsqu'elle est bien faite, ils cherchent à mettre en images nombre des grandes inventions de l'auteur chinois, et s’efforcent de nous montrer ce qui n'a jamais été vu auparavant sur un écran.
L'adaptation par Netflix de « Le problème des trois corps », basée sur la trilogie acclamée de Liu Cixin, navigue dans un équilibre complexe entre la fidélité au matériel source et les besoins narratifs d'une série télévisée destinée à un public mondial. Avec les changements introduits par les créateurs, la série se veut accessible et compréhensible, ce qui est essentiel compte tenu de la trame complexe de l'histoire originale qui, en raison de sa densité et de ses détails culturels spécifiques, pourrait être difficile à traduire directement à l'écran sans ajustements. L’adaptation parvient à adoucir la pilule des parties « hard S.F » (et le roman de « Liu Cixin » est de la S.F très hard ) jusqu'à ce qu'il soit digérable par un large public, en conservant suffisamment de clins d'œil et de références pour les geeks pour maintenir l'intérêt des geeks avec des propositions marquantes : cette machine de Turing en forme d'armée avec des drapeaux qui ravira tous ceux qui ont étudié l'informatique, ou comment le scénario expédie en quelques séquences l'explication de ce que sont les « Sophons », y compris les liens quantiques. Les références sont larges et sans vergogne, allant de tout ce que le spectateur moyen connaît comme Aristote, Galilée, Newton ou Sir Francis Bacon à d'autres pour les geeks comme Von Neumann, Turing, Ulm ou Fermi.
Le scénario fait tout cela en développant des personnages raisonnablement profonds (cette série n'est pas un drame psychologique), et maintient son rythme accrocheur accompagné d'un dispositif imaginatif et visuel bien réalisé : nous savons tous qu'aujourd'hui CGI peut tout faire, mais il faut encore l’imaginer, le mettre en place et le présenter, et dans ce cas, c'est plus que bien fait.(la séquence du bateau, très réaliste et détaillée montrant ce qui se passerait dans un tel cas.
C’est ambitieux et plutôt réussi.