Documentaire excellent sur Sean Ellis accusé à tort d’un meurtre perpétré à Boston en 1993 sur un policier véreux dont les images des obsèques dignes d’un chef d’Etat atteignent le paroxysme de l’écœurement. Affaire multi-scandales résultant d’une administration arcboutée sur sa technique d’atermoiements pouvant atteindre 10 ans, ne serait-ce que pour transmettre un document. L’opiniâtreté, de Sean et celle de son avocate formidable et exemplaire, a pu stoppé les 19 années de prison… d’ignominie de cette police corrompue et raciste et de cette justice approximative et désinvolte tandis que les protagonistes comme les faux témoins, les autres inspecteurs véreux de ce département « E » de Boston, les procureurs antérieurs à Rachael Collins s’en tirent, malheureusement, à bon compte, car ils mériteraient de passer autant d’années de prison subies à tort par ce pauvre Ellis. 1993 Beaucoup d’enfumage dans cette enquête du niveau le plus bas au plus haut de la hiérarchie policière. Sean K. Ellis, piégé par les conclusions accablantes d’une enquête menée à sens unique et il suffisait que la presse attise le départ du bûcher de l’innocence. La victime Robert Mulligan inspecteur richissime escroquait des dealers et au besoin prélevait de l’argent dans le domicile de ses victimes tandis que ses complices retenaient dans leur voiture le dealer incriminé qui ne pouvait pas porter plainte. Certains, ex-gradés de la police à la retraite continuent de croire à la culpabilité d’Ellis. Est-ce par bêtise ou par protection de ce qu’ils savaient mais qui les auraient condamnés. L’avocate possède tous les éléments prouvant l’innocence d’Ellis. Les circonstances du meurtre, les cinq balles tirées à bout portant avec une fenêtre conducteur ouverte sur 10 centimètres ne pouvaient pas avoir été tirées de l’extérieur. Or, la culpabilité d’Ellis repose sur le fait qu’il se trouvait là, selon le témoignage de Rosa Sanchez connaissance d’un des inspecteurs, témoignage vraisemblablement acheté 15 000 dollars. Ces inspecteurs ont construit à Boston une machination à condamner avec l’aide de la « procureur » peu encline à affadir les preuves. Détourner les soupçons sur les malversations de ces inspecteurs constituait le but de cette mascarade. Il fallait affirmer, par une multitude de preuves fabriquées sur un seul suspect sans autre recherche sur la personnalité de la victime comme son enrichissement prodigieux, ses dettes colossales, son addiction pour les voitures luxueuses, ses nombreuses liaisons parfois avec des mineures. Véritable instrumentalisation stratégique à des fins mensongères ou science de la corruption à tous les étages. Vite ! mettre au trou Ellis et personne n’analysera nos turpitudes et ainsi le conflit d’intérêts annihile la progression de la vérité. Noyer le poisson, confusion et certains crétins osent, encore accuser Sean K. Ellis.