C’est pas très bon, la moitié des acteurs se fiche d’interpréter correctement son personnage, les relations sont malsaines de bout en bout, la temporalité manque de clarté et, même sans être la féministe de l’année, on s’insurge assez régulièrement de la vision de la femme, MAIS on finit par développer un étonnant syndrome de Stockholm et par enchaîner les épisodes jusqu’à la déraison. Si le début s’étire à l’infini, la fin est tellement abrupte qu’on se réjouit (qui l’eût cru) de savoir qu’il y a une suite (difficile à trouver, mais ma motivation pour cette saga de l’été n’a visiblement aucune limite).
Dans les qualités, on notera le charme vintage d’une bonne saga familiale à l’ancienne, le sex appeal de Frédéric Deban (qui m’a pourtant toujours gonflée dans Sous le soleil) et le personnage de Julia. Trop peu pour se jeter à corps perdu dans le visionnage ? Je ne sais pas, je ne sais plus, j’ai perdu tout libre arbitre entre le 8e et le 10e épisode.