C'est une bonne marde cette série.
En étant tolérant, limite hippie, il doit être possible de sauver quelques trucs. Déjà la mouflette qui joue Alice jeune, qui joue parfaitement avec sa bonne bouille. Ensuite le boulot du/de la chef/fe Op qui éclaire chaque scène à la perfection. Enfin, toute l'introduction sur la famille, toute en subtilité, montée en tension, collant au sujet, parfaite.
Puis la romancière, j'ai pas lu le bouquin d'origine, ou les scénaristes se sont trouvés bien embêté pour meubler l'énorme ventre creux des six épisodes suivant, oui, c'est un gros ventre à bière. Alors, vas-y que je brode des mensonges afin de contrarier et traumatiser des personnes à vie, alors qu'il s'agit souvent de la "gentille" qui fait que de la merde en cachant tout à tous le monde, sans raison (si, elle aime pas les mecs, mais quand même). Ensuite, tu as des relations tarabiscotés entre des personnages modèle novela avec "en fait machin était pas mort", blablabla.
La version adulte d'Alice, l'héroïne, est haïssable à souhait, pas du tout crédible. Elle a vécu parmi des femmes battues, éduquées par elles et se comporte comme une teubée à tomber en pamoison du bellâtre du coin, pfff, avec dix milliards de Red Flag, elle fonce. Dur de la soutenir.
Sa relation fait trop, "allons illustrer ce qu'est l'emprise", c'est bien fait, mais pas crédible fâcheusement.
Ce genre de thèse mérite de la subtilité, comme au premier épisode.
La fin laisse un peu indifférent, vu que tous ce beau monde a été passif ou n'a fait que des coups de traitre, mais ça sort les violons à mort, trop tard.
Pourtant, en faisant plus simple sans les dix-milles cachotteries qui rendent les persos détestables, on était pas loin d'une très belle série.
Presque, encore un effort.