J'avoue un total coup de cœur pour cette série. Une série, c'est le moyen de s'immerger dans des lieux et des époques, et Life apporte beaucoup à la description de la folie et de la joie de vivre californiennes. Un ciel toujours magnifique et lumineux, mais aussi des ombres — beaucoup d'injustices, de sombres malfrats et la menace du Big One qui viendrait ravager tout cela.
La série doit beaucoup à Damian Lewis, personnage atypique sorti de l'enfer carcéral, à la coolitude tardivement retrouvée mais précaire dès que la violence se manifeste. Il campe un enquêteur hors normes dans le monde formaté de la police, selon un schéma qui a débuté à Sherlock Holmes pour aller vers Castle, le Mentaliste et autres.
Les enquêtes répondent bien au genre : on découvre de nombreux milieux et sous-cultures américaines — le monde de la science par exemple, avec un scientifique congelé à l'azote liquide. Et les personnages secondaires sont excellents, du meilleur ami escroc repentant à la coéquipière blessée et revêche.