Les oiseaux sont des dinosaures comme les autres.
Iels détiennent la clé du conte, de l'histoire, de ce qui monte.
Dangers à Tanger, porcs au port, baroque au Maroc : les colons,
comme leurs colonnes, vacillent sous les cris, les chants et le plaisir.
L'imagerie proposée ici scintille comme les yeux de Shéhérazade, entre deux nuits, violentes, de survie.
Lucy trouble traverse trépidante frémissante les écrans les carcans la société et son séant.
Cherifa achève chaque scène choc sang haleine du sexe de la haine et de l'encens.
Trajectoires, météores, astres errants brulants, vacillations à l'aune du rythme du vivant.
Composition sensationnelle de ce qui nidifie la liberté de ce qui fluidifie la puissance.
Sophia Al Maria saisit ainsi, avec une exactitude inédite, les dilatations du temps, de la pensée, la présence.
Les oiseaux sont des dinosaures comme les autres.
Pourtant toujours déjà différents : lorsqu'ils volent, ils jouissent.