Certes, l'histoire paraît au mieux banale, au pire éculée ; certes, les effets spéciaux sont médiocres ; certes les jeux d'acteurs ne sont pas toujours bons ; mais... Il est difficile de ne pas éprouver une certaine tendresse face à un tel produit.
Car il est évident que Lost Girl ne rentre pas dans les catégories des grosses firmes telles que Supernatural, Vampire Diaries ou encore The Witcher. On a plutôt affaire ici à une série sans prétention, sans gros budget et avec tout aussi peu de visibilité.
Pour autant, si elle manque de tant de choses, elle regorge de tant d'autres ! D'humour déjà, d'idées ensuite et de personnages attachants enfin. Et c'est littéralement ce qui sauve la série du naufrage : des idées à la pelle et des personnages qui nous imprègnent.
Car, même si le scénario de départ est facile (Bo est une succube qui va découvrir l'existence d'un monde de monstres se divisant en deux castes lui mettant la pression pour choisir un camp. Elle va finalement décider de rester neutre et va s'appuyer pour cela sur son amie Kenzi.), il va rapidement s'épaissir et trouver des ramifications charmantes - même si à nouveau prévisibles - dans les différentes mythologies scandinaves, grecques, romaines, germaniques, etc.
Puis, comme dit précédemment, les personnages restent travaillés et rendent la série attachante. Outre Bo (que je n'ai jamais pu blairer), Kenzi est vraiment un personnage piquant et sympathique, Dyson est très bien joué et son acteur est d'ailleurs très bien trouvé, Trick apporte une touche de profondeur, et je m'arrête ici pour ne pas spoiler.
En fait, on peut certes ne pas aimer la série pour son aspect cheap, presque ringarde et déjà datée ; c'est évident. Mais lui donner une chance, c'est tout de même s'ouvrir à de jolies surprises.