Joe Dalton qui fait une psychanalyse et sympathise avec Lucky Lucke, Calamity Jane qui cherche de la "moula", Lucky Lucke qui ne sait plus tirer... Comment passer à côté de son sujet. En cherchant à renouveller dans la continuité, la série se vautre lamentablement, incapable de retrouver le charme désinvolte (Morris) et la douce érudition (Goscinny) de son modèle. Ce n'est pas aussi criard que les consternantes adaptations par Dujardin ou Eric et Ramzy. Et on sent la volonté de servir tout le monde, chaque personnage, en une sorte de Lucky Cinematic Universe. Costumes et décors ne sont pas déshonorants. Mais l'humour bêbête et régressif lasse vite. Comme si les auteurs s'étaient dit : "ce n'est que de la BD pour enfants, ça ne mérite pas de soin dans l'écriture". Grossière erreur, récurrente dans les adaptations de BD franco-Belge jeunesse : Marsupilami, Gaston Lagaffe, Spirou et Fantasio... Mais pire encore, la série ne tient même pas son positionnement sur la longueur et nous inflige une oppressante plongée onirique à mi-parcours pour le contractuel episode-5-pas-comme-les-autres des shows Disney +. Ce n'est plus un pas-de-coté, c'est du hors-piste dans les grandes largeurs.