Ah, enfin de l'action... et ouf, c'est pas du Besson.
Je suis de ceux qui revoient les enchaînements au ralenti dans les bons films d'arts martiaux, mais je n'ai jamais été tellement admirateur de la série Kill Bill, bien que je respecte le mélange transpirant du genre Leone/Kurosawa, je trouve que le Tarantino a tendance à tâcher, avec trop de gore, trop de morts, trop de surenchère. Et bien que ça soit millimétré, stylé, drôle et qu'on s'amuse — logiquement, ça parle plus à la culture américaine — la débauche de moyen qui sert les besoins du spectacle fini, on rentre chez soit, on boit un coup et on oublie tout.
Mais on est pas là pour parler de ce gangster de Tarantino. Aujourd'hui on cause de la série du camarade Fred Grivois.
Voyant la calme et féroce Machine dans la combinaison jaune emblématique (pour ceux qui auraient oublié ou seraient nés trop tard, empruntée à Bruce Lee), j'ai beau avoir une idée de ce à quoi je peux m'attendre, plein de préconceptions et de préjugés que je suis, et bien... je suis surpris !
Et c'est ça que j'attends moi au cinéma ou dans les séries tv. Alors c'est pas la grosse claque, non... C'est juste trois bonnes pêches rapides en pleine gueule suivies d'un contre enroulé derrière le coude, crac, coup de genou dans les côtes pis coup de pied retourné, voilà c'est tout.
Machine réussit son pari haut la main et le doigt tendu, avec un personnage inédit sur des terrains de bastons loin d'être anodins. Sans prétention ni prise de tête, elle va chercher à l'horizon de l'espace qu'elle a créé pour la cause féministe.