En voici une série étonnante, qu’on ne peut voir à mon avis qu’en France ou en Belgique. Les faiblesses d’abord. L’invraisemblance totale, y compris de la vie en entreprise, qui atténue grandement le message social. Tout ce qui a du pouvoir est caricatural : le fils du patron coréen, la préfète, la colonelle… si bien que les acteurs qui les interprètent semblent perdus. Seul rescapé, le gentil patron humaniste mais comme ce personnage est embarrassant il faut le faire rapidement disparaître. Enfin, je suis toujours heurté par la banalisation de l’extrême violence. On ne tue pas en rigolant.
En revanche, l’actrice principale est formidable, dans tous les registres. Par ailleurs, le scénario alterne des moments d’action pure et de tension avec des scènes intimistes, qui laissent la place aux dialogues et aux sentiments. Il y a aussi de nombreuses situations désopilantes et des répliques qui font mouche. A l’arrivée une découverte réjouissante.