« Il n’y a pas de différence entre un film de kung-fu et un film social. Ce sont tous les deux des films de combat. » JL Godard
Machine sur Arte est une série qui sort du lot par son approche atypique. Le pitch — une femme qui rencontre un ex-toxicomane devenu marxiste et décide de mettre son kung-fu au service de la lutte ouvrière — pourrait paraître absurde, mais le résultat est loin d’être une simple curiosité. L’actrice principale y apporte une intensité rare, d’autant plus impressionnante qu’elle réalise toutes ses cascades elle-même. Son implication physique rend chaque scène crédible, et on la suit avec un mélange de fascination et de respect.
Ce qui frappe également, c’est la réalisation. Le passage d’une esthétique réaliste à la Dardenne, avec ses plans bruts et nerveux, à des scènes de combat stylisées dans la veine des films hongkongais est exécuté avec une aisance déconcertante. Le réalisateur maîtrise son sujet, et cette alternance, loin de désorienter, enrichit l’univers de la série.
En bref, Machine réussit à surprendre sans forcer le trait, avec un mélange d’idées qu’on ne voit pas souvent à l’écran. Une belle découverte.