Franchement je commence gentiment à en avoir ras le fion de ce que nous impose les plateformes. L'ep1 est pénible, déjà globalement il faut avoir un chouïa des coucougnettes en béton armé pour s'octroyer la liberté de passer derrière Tony Scott et Denzel Washington. Mais ok, les plateformes doivent fournir des produits donc allons-y, on va éterniser sur 7 épisodes de 50' le matériel base du film culte de 2004 mais à la sauce 2026 et - je me répète - pour une audience globalisée. Donc on va prendre des raccourcis, le Creasy de 2026 a le cheum, c'est un gros balourd qui picole, prend des trucs et tire une tronche de pas content d'être là envoyé à Rio pour je ne sais quelle raison. Comme il picole et qu'on doit tenir sept épisodes, le Creasy 2026 a l'énergie d'un paresseux, un soir de beuverie il rencontre une chauffeuse locale qui parle un anglais parfait (pas top crédible mais bon...). Et quand il se fait houspiller par deux montagnes de muscles pour lui tirer son portemonnaie (à Rio c'est dangereux, il y a des plages, des culs en strings, des appartements penthouses, des pauvres mais aussi des gredins qui font rien qu'embêter les gars alcoolisés) bin la chauffeuse qui en a vu d'autres puisqu'elle vit dans une ville de plusieurs millions de personnes et l'une des plus dangereuses du globe bin la dame qui a bien lu son scénario revient pour aider le pas trés folichon gros balourd pour le sortir de ce guépier. Creasy prend deux/trois baffes dans la tronche puis se rappelle qu'il a appris le mano à mano pour foutre une rouste aux deux malotrus. La chauffeuse est elle abasourdie de voir que le gars est vénère.
Pendant ce temps, la fille chérie ado un peu grand gueule du pote de Creasy qui l'a embarqué à Rio elle fait rien que de fréquenter un jeune blondinet fils de bourgeois qui creche dans une immense barraque avec piscine et se récure les narines avec du talc de contrebande. Comme c'est la fille chérie du copain du pseudo héros pas rigolo qui picole bin elle de la drogue elle en prend pas. C'est pas bien la drogue même dans un penthouse avec piscine (elle crèche elle aussi dans un penthouse mais sans piscine, et là c'est le drame...).
Bon allez j'avoue, à la 36e minute il se passe un truc rigolo, pas hyper bien fait, mais disons suffisamment percutant pour vous pousser à jeter un coup d'oeil sur l'Ep2.
Disons qu'à un poil de fion Man On Fire évite la note que je m'apprêtais à lui refiler mais par contre l'intro de l'épisode est franchement nase.
Un dernier truc, la scène de l'aéroport de l'EP2 mérite un Oscar du What The Fuck. Elle est hilarante de n'importe quoi entre des CGI foireux, des fonds verts en pagaille, des cascades improbables et des pseudos gardes du corps qui semblent vouloir décider d'intercepter des balles de fusil d'assault avec la tête. Non franchement c'est pas gratiné, c'est du caviar dans le foutage de gueule.
Nanarland prépare ta future chronique ,,,
NB:
J'en suis à l'Ep 5 ou 6, j'en sais rien, m'emmerde comme un rat suicidaire dépressif. C'est flingué, bavard, étiré à deux balles, on imagine les scénaristes réunis autour d'une table ronde, dans une pièce borgne, avec la consigne de pondre un truc qui va pas trop destablliser le conso Suédois, Grec où Allemand. Bref le 5 sur 10 que j'ai mis c'est un hold up, plus tu regardes plus ça baisse... et oui le grand mou qui joue Creasy 2026 il mérite de se prendre un coup de jus pour se réveiller un chouïa.