Dans cette série, on à droit à un mélange jovial de tout qui rends une histoire amusante : un grand héro taciturne avec un passé flou, une héroïne sincère et énergique, une bromance, une chasse aux MacGuffins, un complot d'état, de la corruption, de la romance, de l'action, des traitres, le sens du devoir, des tranches de vie au travail, du drame, des amours déçus, des gadgets... j'en passe.
Le synopsis déjà, est alambiqué : un espion du NIS coréen, s'infiltre comme garde du corps d'une star de cinéma d'action, afin de récupérer plus aisément trois statuettes, contenant des clefs, permettant d’accéder au coffre secret, où un magnat décédé avait caché des document confidentiels du gouvernement. Vous suivez ? Si jamais vous avez des difficultés, les personnages ne manqueront pas de vous répéter les informations cruciales. De plus, des flashback, sous forme de clip-show, avec musique et voix off, vous feront régulièrement des petits rappels.
Le montage, parlons-en : si il est classique sur les moment tranche de vie, et dynamique dans les scènes d'actions, devient complètement épileptique sur les scènes de romance. La "musique" (sorte de soupe POP, où une chanteuse braille des paroles insipides en konglish) devient tonitruente et les acteurs perdent toute forme de jeu. C'est bien simple, toute la série est surjouée avec l'entrain aguicheur propre aux séries coréennes, mais pendant les scènes plus émotionnelles, les acteurs semblent lire leur texte au prompteur et oublient toute expression faciale. On a rarement vu aussi peu d'alchimie. Cette romance, sensée humaniser le robot humain qu'est le personnage principal, tombe à plat.
Le héro, d’ailleurs, est conçu avec une armure en scénarium. Une balle dans le bidou : deux jours de repos, un bisou magique et ça repart. Faudrait quand même pas glander au lit plus que ça, on est en Asie, merde ! On verra le type se prendre les plus gros plombs du monde et y survivre avec un flegme à toute épreuve. Entre deux cabrioles et salades de phalanges, il fera l'andouille avec son VIP et la pétillante assistante de celui-ci (accessoirement l’amoureuse du héro).
Mention spéciale pour le rôle semi-comique, fort bien exploité du mentor du héro. Ce procureur sera un régal de jeu d'acteur à chacune de ses interventions. Seconde mention pour le père de l'héroïne : un looser, repris de justice, qui tentera de se racheter avec pas mal de rechutes comico-tragiques.
Dans l'ensemble, je recommande cette série, aux adeptes des histoires d'action-aventure james bondesques loufoques. à regarder avec second degré et suspension de l'incrédulité.