Critique-éclair !
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Pour rappel, le principe de la critique-éclair est de noter quelques impressions trop longues pour une simple réaction mais trop brèves pour former une véritable critique consistante.
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Très belle surprise que cette série dont je n'attendais pas grand chose et dont je ne donnais pas cher après une voire deux saisons dégoulinant de politiquement correct et de niaiseries ! Me sauvaient l'expérience : un Merlin authentiquement plein de charme et d'humour, une esthétique anachronique mais irréprochable, et surtout, surtout, mon coup de cœur pour un Uther résolument antimoderne et à la rigidité implacable ("how dare you interrupt?" <3 ).
Mais l'évolution dramatique a révélé bien davantage, et, si l'on regrettera un manque de vraisemblance dans l'évolution de certains personnages, je ne peux qu'être admiratif de la ligne de crête suivie par cette production.
Et, clou du spectacle, la fin de la 5e saison m'a marqué ; j'ai mis plusieurs jours à m'en remettre.
Et puis, malgré l'attachement aux personnages, j'ai trouvé plus que satisfaisant que la tragédie tienne sa promesse et accomplisse ce qui était annoncé dès le tout début ! Ce n'est pas si souvent qu'on refuse la pirouette du happy ending facile.
Je dois être un peu fleur bleue, certes. Mais pour qu'une série renverse ainsi un a priori fragile en une empathie puissante, en me faisant avaler la pilule du modernisme, de l'anachronisme, d'invraisemblances et de partis pris scénaristiques très forts, c'est qu'il doit bien y avoir un supplément d'âme ! D'où le coup de cœur.