Si vous êtes en quête de dépaysement, loin de la zone de turbulence que nous traversons actuellement, avec "Minouche" vous serez servis ! Pas de zic abrutissante, ni de vulgarité, de violence et de gore gratuits; mais une fraîcheur et une spiritualité dans les dialogues et les personnages, que vous ne retrouverez pas de nos jours.


Ce feuilleton français, diffusé en 1969 sur la première chaîne de l'ORTF, a été écrit par Henri Kubnick et réalisé par Renaldo Basi (sur une idée de Juliette Saint-Giniez et d'Henri Kubnick). Les 13 épisodes autonomes, d'une durée d'environ 26 minutes, furent co-réalisés par Rinaldo Bassi et Maurice Fasquel. Le tournage se déroula pendant l'été 1968, quasi-entièrement dans le château du réalisateur Renaldo Bassi, à Prunoy, dans l'Yonne.


Dans le rôle d'Hector de la Brulardière (l'aristo-maître des lieux), le comédien et humoriste Jacques Bodoin — connu notamment pour être la voix "british" du chien Pollux dans la série internationale Le Manège enchanté — inflige à son majordome (à la fois esclave et cobaye) un abonnement illimité aux expériences les plus improbables, sans option de résiliation. Ce dernier est interprété par le tout aussi burlesque Guy Grosso (sans Modo). L'action, qui se situe à la Belle Époque, est axée autour du personnage de Monique de Vierville, dite Minouche, incarnée par la délicieuse Harriett Ariel (ou Ariel-Kraatz), une comédienne suisse qui a également joué au théâtre. C'est Yvonne Clech qui interprète Amélie de la Brulardière, l'épouse réfractaire au changement (et la tante de Minouche). Elle est accompagnée de Danielle Godet, dans le rôle d'Elise de Vierville (la mère de Minouche). Le fils d'Hector, Edouard, curieusement surnommé "Ded", est joué par Gérard Lecaillon.


Les intrigues reposent sur des quiproquos, des histoires sentimentales, des prétendants, des héritages et des situations de comédie entre plusieurs familles aristocratiques (les "de la Brulardière", "des Aubrets", "de Saint-Clair", "de Beaupré", "de Bellacieux", etc), dont la vie est bouleversée par le tourbillon des inventions multiples de l'époque. Au premier épisode intitulé : "Bicycles et Teuf-Teuf" (bicyclette et automobile), se succèdent en effet le téléphone, le phonographe, la photographie, l'aéroplane, l'éclairage...

Malgré une petite baisse de régime à certains moments (avec des plans statiques, un manque de champs-contrechamps pour dynamiser des échanges, par ex.) et un 6e épisode à côté de la plaque, qui sert de remplissage low-cost ("La nuit des magiciens"), ce petit voyage dans le temps demeure toutefois plaisant. Le dernier épisode s’achève sur un plan un peu atypique, qui laisse le sentiment de quitter à regret tout un petit groupe d'amis.

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le 15 oct. 2026

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