Délicat de noter une série longue comme celle-ci. Les épisodes sont inégaux et les années ont passé depuis mon visionnage du pilote. Si je me souviens m'être rapidement entiché de Murder dès les premiers épisodes, malgré son apparence très standardisée et ses lourdeurs sentimentalistes, on y trouvait des contre pieds intéressants et des développements scénaristiques haletants.
Pour autant, les deux dernières saisons m'ont particulièrement déçues. Les prises de position politiques (sur les discriminations de tout type notamment) sont toujours aussi réjouissantes, mais je les ai trouvées moins structurantes que dans d'autres saisons. Certains personnages n'ont que très peu d'épaisseur, malgré un potentiel évident, comme le père de Michaela ou bien Gabriel.
Et que dire de ces 10 dernières minutes assez minable. Le très mauvais vieillissement des personnages et la ridicule ressemblance de Christopher à Wes pour nous laisser croire à bien des scénarios m'a semblé d'une simplicité confondante. Baser une saison sur ce point en fait déjà un gros point faible.
C'est donc une série qui a globalement mal vieillie, et qui, comme beaucoup de séries adaptées pour la TV, traine en longueur et lasse par ses schémas répétitifs. Si l'idée de base et certains épisodes valent le coup d'oeil, les tentatives biscornues de nous pondre des intrigues à la chaine finissent par produire une saison finale décevante, malgré des atouts non négligeables, à commencer par le très bon jeu de Viola Davis.