Je dis oui, oui, et re-oui à My Hero Academia. Et pourtant, c'était pas gagné. Faut dire que mes petits cousins me prenaient pas mal la tête avec cet anime et osaient (même) dire qu'il surpassait Hunter X Hunter. Sans déconner, quelle prétention ! Mais finalement, j'ai mis mes a priori de côté, à savoir qu'il s'agissait d'un manga enfantin, pas très mature, destiné à un public qui possédait encore ses dents de lait.
J'ai bien fait de lancer le premier épisode. Dur de s'arrêter après.
Alors oui, effectivement, le ton peut sembler enfantin. Les personnages ont de grands yeux, ils sont super kawaii et t'as envie de leur faire des papouilles toutes les 30 secondes. Foutus gosses. Même Katchan, qui passe son temps à gueuler, possède quelque chose de touchant, dans son sale caractère, qui semble masquer un désespoir enfoui.
Mais ce n'est pas seulement "enfantin", même si le pitch peut faire sourire : les Héros contre les Vilains. Rien de plus basique et de plus cliché. Peut-être, mais si ça permet de faire rayonner toutes les qualités d'un shonen, moi, j'achète.
Pour moi, Boku no Hero réussit ce challenge : celui de faire du neuf avec du vieux. On peut en effet voir des inspirations style vieux comics. Les couleurs de l'animation sont vives, modernes, "punchy", l'anime est dynamique, tout s'enchaîne avec cohérence. On ne s'ennuie pas une seule seconde.
En somme, je n'ai eu qu'un seul regret à propos de cet anime : celui de ne pas l'avoir entamé plus tôt.