My Hero Academia 8 par AntoineRA
Sans grande surprise, cette saison finale a des allures expéditives du haut de ses 11 épisodes, dont le premier à moitié dédié à un résumé des évènements, et pas moins de trois épisodes successifs en guise d’épilogue qui traîne. C’est un peu rachitique et cela confirme que des coupes auraient été bienvenues au vu des redondances des climax excessifs qui ne font qu’amoindrir le grand coup final. Sept épisodes déploient donc l’affrontement ultime face à All For One et Shigaraki, et ce n’est pas aussi épique qu’espéré. Il y a une voix off constante qui pallie à une absence d’imagination pour mettre le manga en scène autrement, et c’est poussif dans les scènes larmoyantes, sans cesse tournées vers les souvenirs des neufs années précédentes de diffusion. Comme depuis deux saisons déjà, on subit les allers-retours incessants entre succès et déconvenues toujours plus dramatiques, jusqu’à l’apothéose finale. Nombreuses situations et explications incohérentes avec l’univers en place surviennent, tout comme les deus ex à foison, trop facilement pour le triomphe du bien. Tous ces gagne-temps en deviennent lassant dans le manichéisme brut de l’anime : un méchant sans émotion très arrogant et des héros qui lui tiennent tête par la force de leur volonté altruiste. Sans compter Izuku, le protagoniste à la pureté morale prodigieuse, qui se transcendera inévitablement grâce aux cœurs à l’unisson de ses amis. On constate, néanmoins, un véritable effort graphique pour porter ces derniers épisodes. Le studio Bones a alloué la virtuosité nécessaire pour cet au-revoir à sa licence phare. Les séquences d’action sont garnies d’effets et lumières au diapason, avec quelques ralentis galvanisants (l’épisode 3 qui lorgne sur Ufotable), mais entachée d’une mise en scène bancale qui manque de fluidité. Le montage est peu rythmé et ne parvient pas à s’équilibrer entre les différentes scènes et émotions. Enfin, on n’évite pas la surenchère à l’instar de la monstruosité tentaculaire de fin en 3D (bien intégrée), et une musique souvent pompière avec de grandes pistes dramatiques et chorales telles qu’on s’y attend. Cette saison 8 est donc extrêmement prévisible et peu marquante au regard des exploits au combat précédemment animés, en moins grande pompe.
Créée
le 30 déc. 2025
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