Une série très convenue qui rappelle Desperate Housewives. Un ressort déjà connu du cinéma de comédie autour du mensonge et de ses conséquences.
Formellement, c'est plutôt bien filmé et assez bien joué. De très beaux travellings, quelques petits clips musicaux qui apportent un peu de frais.
Un scénario écrit à la hache vraiment "too much" bourré de trucs vendeurs compilés sans grande cohérence. Comment adhérer à cette histoire invraisemblable presque surnaturelle tant personnages et situations forment un inventaire à la Prévert ?
Une famille dans laquelle la mère s'invente un cancer pour obtenir l'intention de sa famille. Et quelle famille ! Un mari qui la trompe avec la pharmacienne, une gamine angoissée qui lit Anne Frank, la seconde fille rebelle à tendance punk, le fils aîné tantôt fille, tantôt garçon qui se pose des questions sur son identité de genre (ça c'est pour le cahier des charges Arte). Une voisine entre le développement personnel et la secte, une voisine criminelle, Un patron malsain et très mal joué, la liste est très longue... trop c'est trop.
Du coup un truc divertissant tiré par les cheveux, qui survole des sujets invraisemblables sans jamais trop bien réussir à intéresser le spectateur... Pas vraiment au niveau de ce qu'on peut attendre d'une production d'Arte.