Je me suis lancée dans cette série sans trop savoir qu'en attendre et j'ai été très agréablement surprise parce que je l'ai trouvée non seulement bien faite mais surtout très utile pour les jeunes générations (pas que, d'ailleurs). Elle présente quelques scénarios qui peuvent se produire dans le cas du partage de photos intimes (initialement consenties ou non) et alerte sur les différents risques qui en découlent dans chacune de ces situations. Ça peut paraître évident pour les plus âgés d'entre nous, mais ce n'est pas forcément le cas pour les plus jeunes –qu'ils soient victimes ou bourreaux, d'ailleurs. C'est à mettre au crédit de la série, je pense qu'elle peut faire réfléchir autant les potentielles victimes que les potentiels persécuteurs, qui sont parfois des personnes bêtement immatures.
J'ai apprécié la diversité des histoires comme des approches. Le fil conducteur reste évidemment le même (photos intimes, cyberharcèlement), mais j'ai trouvé bien que les profils des victimes comme ceux des harceleurs soient différents. En termes d'âges, d'origines sociales, d'orientations sexuelles, de position de pouvoir/d'emprise... Un rappel que cela peut arriver dans n'importe quel cadre, arriver à n'importe qui mais aussi provenir de personnes insoupçonnées. Le profil de Victor était particulièrement inquiétant ; la révélation dans le cas de Sofia peu surprenante mais finement pensée ; et je pense que le cas d'Ada était le plus glaçant des trois, au regard de son jeune âge et du profil de son interlocuteur.
La série est également (dans l'ensemble) une belle ode à la solidarité féminine et je tiens à le souligner. Ça faisait vraiment du bien à voir, les démonstrations de sororité dans la fiction sont malheureusement trop rares.