Cette série Netflix a tout pour plaire, elle sait offrir au public ce qu’il est en droit de demander, avec une véritable aisance de lecture scénaristique et un plaisir gourmand à la consommation. Si vous avez aimé Lost In Space l’année passée, vous découvrirez cette S02 comme un véritable cadeau de Noël, puisqu’elle a été postée le 24 décembre.
Après leur départ précipité vers un vortex qui les a envoyés vers l’inconnu et au delà, à la fin de la première saison, les Robinson sont de nouveau perdus, tiens, original … Ils se sont échoués une sur planète hostile, à l’air irrespirable et à l’eau imbuvable. Bon … il est évident que tout va mal se passer et que rien ne va vraiment fonctionner sans avoir auparavant essuyé un nombre hallucinant de catastrophes et de péripéties.
Cette seconde saison fait revenir les Robinson à bord du vaisseau principal. Vaisseau naturellement vide avec les preuves d’une évacuation rapide. De l’héroïsme en veux-tu en voilà, des retrouvailles émouvantes, des dangers multiples, une mutinerie et une sympathique scène très inspirée du Roi Lion, lorsque Mufassa se fait tuer par des buffles … joli clin d’oeil ????
Forcément cette S02 se veut plus spectaculaire, avec plus d’aventures et plus de dangers. Et en cela, la famille Robinson va être servie ! Ces dix épisodes se dévorent en deux ou trois soirées tellement le rythme est soutenu, l’articulation narrative bien faite et l’envie de connaître la suite très grande.
L’histoire progresse bien, elle sait fermer une porte avant d’en ouvrir une autre et l’évolution des personnages – principalement les enfants Robinson – se montre tout aussi indispensable et intéressante. Même la méchante June Harris est ici plutôt sympathique à suivre, même si son interprétation laisse parfois à désirer. Ai-je besoin de signaler qu’elle joue la sœur de Jessica Harris, interprétée par une certaine Salma Blair … oui, ça laisse des traces les mauvaises actrices … On peut aussi noter que Penny Robinson (Mina Sundwall) est elle aussi assez souvent à côté de son rôle, mais pour sa défense son doublage ne l’aide vraiment pas.
Maxwell Jenkins, qui joue le rôle du jeune Will Robinson, acteur âgé de 14 ans et déjà vu dans Sense8, offre ici une vraie performance et un panel d’émotions convaincant ; alors même qu’il joue assez régulièrement avec un robot, très certainement absent lors du tournage. On ne peut pas compter sur un robot de nos jours, n’est ce pas Siri ?
Naturellement, la fin nous ouvre les problématiques de la saison suivante et elles sont de taille. C’est quand même horrible de savoir qu’il va encore falloir patienter une année entière pour continuer à avancer dans cette histoire qu’on vient de dévorer en seulement deux jours.
Au vu des audiences records de la première saison et des attentes des abonnés Netflix pour cette série, il y a fort à parier que Lost In Space sera « la série » des fêtes de fin d’année et de ce début janvier.