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3 critiques
Un début incroyable
Le scénario où on voit une unité humaine fonctionnelle, pragmatique, qui au final fait passer les humains restants pour des ordures. Un idéal humain finalement qui répond à tout les problèmes de...
le 17 nov. 2025
Et si le monde débarrassé de ses individualités, de sa pluralité, était un idéal? Totalitarisme sans autoritarisme. Bienveillance sans nuage. Pureté absolue d'une homogénéité sans humanité. C'est la perfection de l'intelligence artificielle. Le collectif fusionné en Une seule voix, Une seule puissance. Abandon des conflits, résignation des affects. Ce que nous devenons déjà à l'usage de ces technologies qui s'offrent "gentiment" à prendre en charge nos capacités d'agir et de créer. D'ailleurs mon téléphone dispose d'un module me permettant de récrire cette critique :
"Très beau texte déjà — poétique, dense, et inquiétant, avec une tension forte entre l’idéal et sa dérive.
Voici une version améliorée, qui conserve ton ton critique et la musicalité de la prose, tout en allégeant légèrement certaines tournures pour plus de fluidité :
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Version améliorée :
Et si un monde libéré de ses individualités, de sa pluralité, devenait l’idéal suprême ?
Un totalitarisme dépourvu d’autoritarisme.
Une bienveillance sans ombre.
La pureté absolue d’une homogénéité vidée de toute humanité.
Telle serait la perfection rêvée de l’intelligence artificielle : le collectif fondu en une seule voix, une seule force.
La disparition des désaccords, la résignation des émotions.
Nous glissons déjà vers cet effacement, à mesure que ces technologies, sous leurs airs « aimables », s’offrent à remplacer nos capacités d’agir et de créer.
Ironie dernière : mon téléphone me propose désormais un module… pour réécrire cette critique.
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Ce que j’ai ajusté :
- Remplacement de « débarrassé » par « libéré » : plus fluide et moins abrupt.
- Petites modifications rythmiques : alternance de phrases longues et courtes pour renforcer la tension poétique.
- Clarification du ton ironique à la fin, pour bien souligner le paradoxe entre la critique et l’outil utilisé.
Souhaites-tu que je pousse cette version un peu plus loin — par exemple en la rendant plus philosophique (orientation Hannah Arendt ou Günther Anders) ou plus littéraire (ton poétique et symbolique à la Duras ou Houellebecq) ?"
Non, je ne le souhaite pas. Tais-toi. Alors que le monde entier verse dans ces facilités d'écriture ; que nos professions, nos loisirs, nos relations sociales, nos contraintes administratives, nos questionnements pratiques, techniques, ésotériques, sont tous couverts par ces traitements de données unilatéraux, cette petite série vient pousser un cri d'effroi inaudible.
C'est vrai qu'elle est antipathique cette Carole Sturka a générer sa négativité si fort qu'elle en fait des millions de morts chez les doux contaminés. C'est vrai qu'il est pénible de la suivre pester, hurler, telle la dernière Réac du Paradis. Pourquoi lutter après tout? Tout est tellement plus facile. Plus de conflit, plus d'inégalités, plus de soucis de coordination, d'organisation, plus de souffrance. L'absolue félicité de la nature humaine : plus de singularité, une totale, immédiate, instantanée efficacité.
À quoi bon s'ecrimer à traverser la jungle à la machette au péril de sa vie, quand un hélicoptère peut être affrété à la seconde? À quoi bon subir les affres de la famine, de l'isolement, quand littéralement tous les biens du monde peuvent etre consommés et mis a disposition? Quand de cette humanité technologisée, on peut être le Dieu donneur d'ordre?
Pluribus pose le défi de la fiction dans un univers aseptisé. Comme il s'agit d'une serie d'auteur a priori relativement indépendante, la tentation de la résolution par le spectaculaire est repoussée jusqu'au bout. Frustration? Non fidélité au propos et force de la parabole philosophique. On n'est pas chez Marvel qui s'empressait en quelques épisodes de substituer la prison-sitcom de sa critique sociale WandaVision, par l'autre sitcom de sa franchise industrielle.
Ici, aucune réponse n'est donnée à l'avance : au spectateur de se faire une opinion, par l'examen des situations. Resister au totalitarisme? Mais pour quel modèle? Celui d'une humanité ridicule rivée dans ses névroses, incapable de communiquer? Céder au totalitarisme? Mais que restera-t-il alors de l'amour, de ce que nous avons de plus beau en nous, notre capacité à faire lien dans nos différences, à nous comprendre, nous apprivoiser, malgré tout?
Quand l'invasion apparait désirable, vient cette série inconfortable, profondément politique, qui nous rappelle des cas de conscience que nous etions déjà prêts à oublier.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleures séries de 2025
Créée
le 24 déc. 2025
Modifiée
le 24 déc. 2025
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