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Je connaissais absolument rien de cette série, seulement que c’était apparemment un phénomène incroyable ; ce serait absolument génial de ce qu'on se dit dans les couloirs. Pour ne rien me divulgacher, je suis resté ainsi ignorant de son contenu. Pas un seul trailer, ni même une synopsis consultée, j’ai patiemment patienté pour faire l’aventure le moment T.
Et le moment T arrive, évidemment la magie opère dès les premières minutes ; ces antennes paraboliques dans le désert du Nevada font raviver un doux souvenir, alors que j’étais encore enfant et que mes yeux brillaient devant l'excellentissime "Contact" (1997) avec Jodie Foster et Matthew McConaughey. Il y a aussi un petit côté "Les Envahisseurs" (1967-68) en version gentille, voire "Le Survivant" (1971) avec Charlton Heston. Sauf que rien avoir, en fait. Ce n’est pas de ce genre de SF ou Hard Science dont il est ici question, mais plus d’un odyssée sur la solitude et autres traumatismes psychologiques, sous fond d'écologie ou de critique sur l'individualisme? Allez savoir...
Bref, les épisodes s’enchainent et une certaine lassitude pointe son nez, rien de vraiment transcendant ne se passe. Le compte à rebours dans un sens ou l’autres, agacent plus qu’autre chose, tant son utilisation relève de la superficialité pure, voire de l’anecdotique et un flashback incompréhensible.
Au début, la protagoniste (Carole Sturka) était un peu drôle malgré elle, ses réactions entre l'énervement primaire et l'émotionel à fleur de peau, nous la rendaient sympathique, mais au fur et à mesure que l’histoire avance, elle a commencé à nous agacer profondément.
Je vais aller, encore une fois, à contre sens de la doxa ; il n’y a vraiment rien de transcendant dans cette série, je ne comprends pas l’hystérie des gens autour de Pluribus. Certes le pitch est assez rafraichissant et singulier, mais le reste? Au-delà de ça, j’ai eu un drôle de sentiment, comme si c’était une mauvaise pièce de théâtre qui se joue, une farce anglaise qui n’arrache que quelques sourires en coin, de dépit, comme si on n’arrivait pas à entrer dans cette blague qui me semble bien hermétique et s'étirer en longueur.
Mais le ton de la série semble vraiment dramatique, ce qui crée cette dissonance cognitive. Alors oui, bla bla bla, critique sur la société ultra individualiste ou la pensée unique, mais jamais le niveau ne s’élève plus haut que le simple slogan asséné. Après ce serait très malhonnête de dire que je n’ai pas ri ou au moins été amusé quelques fois dans cette saison 1. En conclusion je dirais qu'on reconnait bien la patte de Vince Gilligan, dans les quelques gags pince-sans-rire, mais au-delà de la farce et du sketch, ça ne va pas bien loin et ça étire trop la blague à mon goût. Une énorme déception.
PS: L’irruption du gang des « ciseaux », bordel ! Ils ne peuvent s’empêcher d’y faire référence, c’est vraiment une maladie mentale incurable à ce stade. Et le passage le plus infectieux pour l’esprit c’est "Raban" qui devient une femme (oui on parle du roman de gare de Carole, faut suivre les gueux), c’est vraiment un troll à ce stade, mais un troll pas drôle, c’est l’image que renvoie cette série en réalité ; une farce pas drôle qui s’étire sur 9 longs et soporifiques épisodes.
Créée
le 20 juin 2026
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