Powers est une série produite par PlayStation et adaptant un comics de Brian Bendis. C’est un peu un récit précurseur à The Boys avec un style street level contre des personnes aux super-pouvoirs s’estimant intouchables. On pense également à Heroes, évidemment. La série est visuellement informe, trop datée dans son image télévisuelle pour une production de 2015, et fait pâle figure au sein de l’explosion du genre sur petit écran. Les costumes sont, par ailleurs, extrêmement kitsch et cheap, comme les débuts de Smallville. La photographie est moche, froide et terne, et a cet aspect numérique du début des années 2000. En plus de ne pas être réussie visuellement, Powers est peu engageante scénaristiquement parlant. Elle ne possède pas de rythme, le mixage sonore est apathique, et les dialogues mauvais. L’intrigue est basique, en se concentrant sur deux inspecteurs spécialisés dans les crimes à pouvoirs, dont Sharlto Copley qui campe un ancien héros déchu. Il y a un maigre intérêt qui pointe dans sa relation avec l’antagoniste, mais cela s’enlise dans une production pauvrement pensée et sans grande identité.