Pro Bono s’inscrit clairement dans la longue lignée des dramas judiciaires : un système gangrené par l’argent, des élites protégées, et face à elles une poignée d’avocats qui choisissent de défendre gratuitement les plus faibles. Le principe du pro bono, travailler sans être payé pour garantir l’accès à la justice est au cœur du récit et sert de moteur moral à la série. En réalité, généralement les grands cabinets d'avocat donne gratuitement des conseils de leur avocat a des associations humanitaire pour redorer leur image, mais passons...
Le personnage central, Kang Da witt, est interprété avec beaucoup d’assurance et de style, notamment vestimentaire par Jung Kyung-ho. Ancien juge star, brillant mais arrogant, il chute après un scandale et se retrouve contraint de revoir ses certitudes en intégrant une petite équipe d’avocats engagés. Autour de lui, So Joo-yeon, Yoon Na-moo, Seo Hye-won et Kang Hyung-seok composent une galerie de personnages bienveillants, parfois un peu trop lisses, mais attachants.
La série compte 12 épisodes d’environ une heure, réalisée par Kim Seong-yoon et Baek Sang-ho, avec une mise en scène propre, efficace, et une photographie soignée sans être marquante. Les procès sont bien rythmés, les dialogues fonctionnent, et l’ensemble se regarde avec une vraie facilité.
Là où Pro Bono montre ses limites, c’est dans son manque d’audace. Les thèmes sont attendus, les oppositions très manichéennes, et les arcs narratifs suivent des chemins balisés. On devine souvent les résolutions bien avant qu’elles n’arrivent.
Au final, Pro Bono ne révolutionne rien, mais tient honnêtement sa promesse : un drama juridique accessible, porté par un acteur principal solide, agréable à suivre sans jamais vraiment surprendre. Une série confortable, efficace… et déjà vue.