Avec l'avantage d'être assez courte, cette petite série britannique peut surprendre par son approche originale du drame social et conjugal, tout en jonglant avec le thriller psychologique et fantastique.
On ne peut qu'apprécier l'idée du quai, comme celui du début ou de la fin d'un voyage, comme lieu de transition, mais aussi de perdition et de prison, sorte de purgatoire sans échappatoire d'un cycle de répétition intemporel dont on chercherait la conjuration spirituelle.
La série parvient habilement à combiner enquête policière et quête intérieure conduisant à la lumière, avec cette symbolique d'une héroïne qui représenterait pour tous, les erreurs, les regrets, la vérité refoulée, tout comme l'inconscience et la souffrance, qui tendent vers la résolution et la libération.
D'un autre côté, malgré la justesse de la détresse, et la mise en évidence de l'emprise de la violence, tout est prévisible très rapidement, grâce au cahier des charges actuel qui joue toujours sur les mêmes ressorts, la toxicité masculine dont les femmes sont victimes.
On pourra aussi noter quelque facilité, quelque cliché, avec davantage d'intérêt pour les sous-intrigues, mais qui semblent un peu inexploitées, ou inachevées.
Si vous aussi êtes comme des fantômes piégés dans une gare de film et de série, venez partager le fruit de votre mémoire dans le podcast de l'entre-deux-mondes, et rétablir la vérité de votre errance.