Une bonne mini -série. Il faut passer les deux premiers épisodes pas vraiment intéressant, et un peu « déjà vu », « bienpensants » , « lieux communs bobo », et puis le scénario se met en place , avec une écriture originale et les twists s’enchaînant alors de manière très astucieuse, nous surprennent .
Isabel Coixet confirme qu’elle est une réalisatrice exigeante, utilisant beaucoup de référence cinématographique et littéraire avec une culture cinématographique très importante, très riche.
Il est pourtant difficile de trouver une ligne conductrice dans son œuvre, tant ses films sont différents, sur le fonds comme dans la forme. Ici beaucoup de clin d’œil, de digression, comme ce spécialiste maître sushi atypique , ou les deux propriétaires d’un petit restaurant chinois de Dim Sun un peu dingos.
Le dernier épisode est bien sûr le meilleur, avec un triple effet miroir, une mise en abîme très réussie : la projection du film du film dans le fim,
La ville de Paris est très bien filmée, quelques beaux effets d’images et une bande son agréable, très soignée, multiples hommages à Françoise Hardy.
Le film doit beaucoup à l’interprétation des 4 héros principaux, jeunes acteurs, peu connus, mais excellents. Et surtout à Jeanne Balibar qui livre ici une prestation remarquable, bluffante , pleine de profondeur , une grande actrice qui n’a pas toujours les rôles qu’elle mériterait .
Idem pour Tim Robbins , oscarisé pour son rôle culte dans « Mystic River » , qui livre ici une prestation pleine d’humour , de finesse et d’auto dérision.
Oui beaucoup de talent pour Isabel Coixet.