Quelq’un devrait interdire Quelqu’un devrait interdire les dimanche apres-midi

Cette série est insupportable. Une sorte d’Emily in Paris mais avec un vernis intello-bobo.


Par moments c’est tellement too much et artificiel qu’on pourrait presque y voir une autocritique acerbe du milieu intello-artistique parisien, mais malheureusement le name dropping constant et les dialogues pompeux et vides de sens autour de l’art ou des dimanche après-midi sont à prendre au 1er degré. C’est fou de se croire aussi intelligent et de produire autant de vide.


La personnage principale est complètement plate. De toute la série elle ne semble être que le témoin de la vie mouvementée des autres, on ne sait pas pourquoi on doit se taper tous ses échanges sans fin sur son projet de film (qui a l’air nul) avec son prof particulier. Ça se veut philosophique mais on tourne en rond, on a envie de faire avance rapide dès qu’on les voit. Les trois quarts de ses prises de parole sont pour faire étalage de sa culture, le reste pour dénoncer de manière très maladroite et donc complètement inefficace la grossophobie. Aussi un moment elle danse devant son prof c’est gênant genre on arrive pas à comprendre si on veut nous faire croire à une tension sexuelle entre les deux (qui serait complètement inappropriée mais visiblement mon avis n’est pas partagé par la personne qui a écrit cette serie)


Aussi l’amitié du trio sonne faux : Louise n’est finalement jamais vraiment intégrée au duo, et si ces derniers sont présentés comme fusionnels toute l’intrigue du film repose sur des actions commises par l’un et l’autre proprement incompréhensibles de la part de soit-disant meilleurs amis d’enfance / frère et sœur de cœur ?


Charlie est attachante mais cliché : elle va mal, elle prend des drogues, elle envoie bouler tout le monde sauf Nelson et la raison cachée révélée dans le dernier épisode est grotesque et digne d’une mauvaise telenovela.


Nelson n’a pas beaucoup de personnalité non plus, son personnage tient à deux caractéristiques : il veut devenir maître sushi (et passe l’essentiel de son temps libre à faire des boulettes de riz et apprendre des noms de poisson en japonais) et il se tape la mère de sa meilleure pote en secret.


Même la gestion du plot est mauvais : on monte en tension épisode après épisode en sachant que la vérité va un jour éclater et quand c’est le cas la résolution est étonnamment rapide et nous laisse sceptique.


Autre aspect très irritant de cette série : le trio est censé incarné une jeunesse précaire dans un appartement faussement dégradé avec du papier peint déchiré mais ils ne font matériellement face à aucune galère concrète : apparemment ce n’est un problème pour aucun d’entre eux de sortir 750€ de loyer par mois (par personne??). Et ne parlons pas de leur Paris idéalisé à la Amélie Poulain / Emily in Paris, moi je préférerais des séries qui montrent la réalité et à quelle point cette ville est surcotee et difficile à vivre mais c’était trop demander.


Et enfiin il y a quand même quelque chose d’extrêmement dérangeant dans les histoires d’amour représentées, et pourtant jamais questionné par aucun personnage pourtant censés avoir des bases de féminisme si on en croit les monologues de Charlie sur la littérature... Sur 5 relations amoureuses à l’écran, 4 présentent une très forte différence d’âge (et je ne compte pas du coup la relation ambiguë entre Louise et son prof en visio). Pour 3 d’entre elles s’ajoutent un autre facteur aggravant de domination de la personne plus âgée : l’un est le professeur de l’autre (mais on critique juste le fait qu’il n’ait pas quitté sa femme??), l’une est la mère de la meilleure amie d’enfance de l’autre et l’a donc connu quand il avait 7 ans et l’a vu grandir (!!!) et enfin l’une a lieu entre une mineure de 14 ans et un adulte de 24 ans et ce n’est pas présenté comme un souci. De manière générale la représentation de l’amour dans cette série est vraiment claquée au sol et ponctuée de poncifs (on aime mais on ne sait pas pourquoi mais c’est ce qui fait la beauté de l’amour, on s’aime alors qu’on ne communique pas et qu’on ne se connaît pas, on s’aime même si on se fait du mal)


Ah oui et à la fin on croit comprendre que Louise se tape les deux frères (???) de la copine de Charlie. Ya un lien hyper malsain entre famille et relations amoureuses dans cette série à éclaircir.

MaxSizun
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il y a 6 jours

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MaxSizun

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