Ca démarrait bien… et puis c’est retombé. J’ai apprécié l’univers hyper esthétisé plein de couleurs vives, de salles immenses et méticuleusement ordonnées qui donnent à l’hôpital psychiatrique des allures de palace enchanteur alors même qu’il s’y déroule des choses atroces. Les personnages eux-mêmes sont toujours tirés à quatre épingles, sans un pli à leurs belles tenues des années 50, au point qu’ils paraissent aussi artificiels que le décor – jusqu’au moment de révéler la noirceur qui sommeille en eux. C’est sur ce point que j’ai été déçue car je m’attendais à une intrigue plus profonde. Les acteurs sont bons mais le scénario assez faible, voire franchement bancal par moments. Les difficultés et les conflits se résolvent comme par miracle, il y a trop de coïncidences improbables qui permettent à Ratched de se tirer sans aucun problème de situations pourtant très défavorables. J’aurais peut-être pu adhérer au concept si la série n’avait pas fini par tourner au n’importe quoi, avec des espèces de romances à deux balles et des « pseudo-drames » dignes de Plus belle la vie… Dommage car certains éléments étaient prometteurs.