2
5 critiques
pfff
En résumé, j'ai tenu 20 minutes... c'est en-dessous de tout...et ça parle pour ne rien dire.... et encore, et encore...Mais si vous voulez vous endormir tranquilou... alors, là je ne dis pas...
le 26 mars 2026
Il y a quelque chose d’assez paradoxal dans Rooster : plus la série semble hésiter sur ce qu’elle veut être, plus elle parvient à installer une forme d’évidence émotionnelle. Derrière son mélange instable de satire universitaire, de drame familial et de comédie de situation, elle trouve un point d’ancrage solide dans ses personnages — et surtout dans son interprète principal, Steve Carell, dont la présence agit comme une boussole dans un récit volontairement désordonné.
La série suit Greg Russo, romancier à succès et père maladroit, propulsé dans le microcosme d’un campus de Nouvelle-Angleterre où il devient writer-in-residence. Très vite, ce qui aurait pu n’être qu’un simple prétexte narratif se transforme en terrain d’observation pour une galerie de relations humaines constamment en tension. Entre sa fille Katie, professeure confrontée à l’effondrement de son couple, et une communauté universitaire aussi brillante qu’instable, Greg avance à tâtons, oscillant entre naïveté, maladresse et lucidité tardive.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la manière dont la série refuse de choisir un seul registre. Certaines scènes flirtent avec la satire de la vie académique contemporaine, d’autres s’enfoncent dans un réalisme émotionnel presque désarmant, tandis que d’autres encore embrassent une absurdité volontairement appuyée. Ce déséquilibre pourrait devenir un défaut majeur ; il devient ici une identité. La série avance comme son personnage principal : sans certitude, mais avec une sincérité constante.
Au centre, Steve Carell impose une performance d’une grande précision. Il incarne un homme à la fois lucide et dépassé, souvent ridicule sans jamais être réduit à la caricature. Son jeu repose sur une forme de fragilité assumée, capable de faire coexister le malaise et l’humanité dans un même mouvement. Face à lui, la relation avec sa fille constitue le cœur émotionnel du récit, un axe d’autant plus fort qu’il évite les effets appuyés pour privilégier des échanges simples, parfois drôles, souvent justes.
Autour de ce duo, la série déploie un ensemble particulièrement solide. Danielle Deadwyler apporte une densité remarquable à un personnage trop souvent relégué au second plan dans ce type de récit, tandis que John C. McGinley ou encore Phil Dunster jouent avec les codes attendus de leurs figures respectives, entre exagération et tendresse inattendue. L’ensemble contribue à donner au campus une vraie vie, même lorsque la série peine à définir clairement ses enjeux principaux.
Tout n’est pas parfaitement maîtrisé. Les transitions de ton peuvent être abruptes, certains arcs narratifs semblent s’étirer sans direction nette, et l’humour oscille parfois entre finesse et facilité. Mais ces déséquilibres participent aussi à une forme de spontanéité qui rend la série étrangement attachante.
Au final, Rooster n’est pas une série de la perfection, mais du désordre maîtrisé. Une œuvre imparfaite, parfois hésitante, mais traversée par une véritable chaleur humaine. Et c’est précisément ce mélange qui lui permet de s’imposer comme une comédie dramatique solide, émouvante par moments, et constamment portée par le regard bienveillant qu’elle pose sur ses personnages.
Créée
le 13 mai 2026
Critique lue 12 fois
2
5 critiques
En résumé, j'ai tenu 20 minutes... c'est en-dessous de tout...et ça parle pour ne rien dire.... et encore, et encore...Mais si vous voulez vous endormir tranquilou... alors, là je ne dis pas...
le 26 mars 2026
7
1043 critiques
Rooster est une série actuellement diffusée sur HBO Max. La présence de Steve Carrell en tête d’affiche m’a donné envie de laisser sa chance à cette première saison de dix épisodes d’une demi-heure...
il y a 3 jours
7
1132 critiques
Habitué aux rôles d’idiots, de naïfs ou de mâles problématiques, Steve Carell incarne dans Rooster l’un des personnages les plus « normaux » de sa filmographie, et c’est tout aussi réussi. Servie par...
le 11 juin 2026
9
152 critiques
Il y a des films que l’on regarde. Et puis il y a des films que l’on vit. The Odyssey appartient définitivement à la seconde catégorie. Voir le nouveau film de Christopher Nolan en IMAX 70 mm au...
le 16 juil. 2026
9
152 critiques
Le nouveau film de Kirk Jones, I Swear, s’impose comme une proposition cinématographique à la fois touchante et drôle, explorant la vie de John Davidson, le pionnier écossais qui a contribué à...
le 8 févr. 2026
3
152 critiques
Certains films du passé laissent une empreinte si forte qu’on ose croire qu’une suite pourrait rallumer la flamme. Freakier Friday tente justement cet exploit: replonger dans la magie de l’échange de...
le 21 oct. 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème