[ Previously, on Lost... ]
Lord of the Flies est d'abord un roman de l'auteur britannique William Golding publié en 1954. Il est parfois classé dans les 100 meilleurs romans du 20ème siècle.
Pas mal, non? C'est anglais!
Après le succès d'Adolescence, on retrouve le même Jack Thorne à l'initiative du projet et au scénario. La série propose une relecture de l'œuvre originale, sur la soundtrack figurent Hanz Zimmer et Pocahontas!
Un Boeing, statistiquement, s'écrase sur une île déserte en plein océan Pacifique avec à son bord un groupe d’enfants. Aucun adulte ne survit au crash et les petits anglais se trouvent livrés à eux-mêmes. Il s'agit de bâtir une société à partir de rien. Turbo Team Building au programme.
Dans le genre film de potes, on pense à Stand by me ou aux Goonies, voire Stranger things, avec pour point de départ la bande à qui il va arriver maintes péripéties et aventures rocambolesques. Au rayon naufrage et île déserte, on a L'Île au trésor ou Robinson Crusoé. C'est aussi Lost en mode prequel, section maternelle.
Au début nécessité fait loi, l'urgence commande à l'unité et à faire corps, ensemble. Il y' a des rencontres aussi, des jeux et du partage. Puis comme dans les Beast Games, deux tribus, les cerveaux d'un coté et les muscles de l'autre. Et ici les Musclés savent chanter. C'est comme ça.
C'est aussi plusieurs communautés les petits et les grands, les chasseurs et … les autres.
J'ai l'impression que les chanteurs sont plus grands
Contrairement aux œuvres d'aventure citées plus haut, et même si elle utilise le même ton. Sa majesté des mouches est plutôt une expérience, une critique anthropologique. Chacun des quatre personnages à été créé pour posséder des caractéristiques bien particulières. C'est un procédé astucieux qui prends en otage le spectateur. On est presque devant une dystopie avant l'heure.
Jusqu'où peut-on aller avant de renoncer aux notions d'humanité et de société? Qu'est-ce qui est acceptable? Les thèmes du leadership et de l'emprise sont centraux. Comment choisit-on le meneur? C'est le plus costaud? Celui qui a les bonnes idées, qui vous nourrit? Celui qui vous protège, qui fait peur?
Et puis... qu'est ce qui pourrait mal tourner? On fait tout ce que les grands font d'habitude. Je le sais bien, je passe mon temps à faire comme Papa.
J'aimerais bien être le Chef
Cette nouvelle mouture se distingue par sa justesse. L'image est léchée, les lieux s'y prêtent volontiers - Archipel Langkawi, Malaisie - L'usage maîtrisé des couleurs. Printemps, Été, Automne.
La beauté des paysages idylliques capturés par la caméra ne tarde pas à laisser place à la vermine et à la putréfaction galopante des âmes.
La nuit tombe sur le camps de fortune et une rumeur enfle doucement. Celle d'une bête, un monstre rôde dans la forêt. Sa Majesté des Mouches, Belzébuth, entre en scène. Le malaise et l'incompréhension s'installent, puis une déferlante de violence, cruelle et virginale. On va glisser petit à petit vers un délire horrifique et réaliste, amplifié par la présumée innocence des jeunes protagonistes.
Une fièvre animiste délirante précipite l'halluciné vers son funeste sort - Garfunkel en PLS -
C'est du brutal, ça prends aux tripes. Cette mini-série utilise sans scrupule la licence double zéro chère à l'espion favori de la blanche Albion.
Il faut que je vous parle des acteurs. Quelle claque! Les quatre personnages principaux sont bluffants. Mention spéciale à Draco Malfoy, mais j'ai un faible pour Piggy. Évidemment.
C'est un peu moi
“We did everything that grown-ups do. What went wrong?”
“You ruined everything!”